|
  | |  |
Le pays du renard
Entry 74 of 82 | show all | print this entry |
Notre arrivée est quelque peu surprenante. Il pleut et il fait froid. Je ne m'attendais certainement pas à ça. Mais après tout, c'est l'hiver ici aussi. Notre comité d'accueil nous amène à l'hôtel ou nous retrouvons Marc, un technicien et Gerry, le mécanicien. Adam est parti pour quelques jours à Sebha ou nous serons basés. Il devrait être de retour demain ou le jour suivant. Ceux-ci nous emmènent aussitôt dans un excellent restaurant. Autant s'habituer tout de suite à la cuisine locale. Celle-ci s'avère très bonne. Ma préférée de la région Afrique du nord.
Le lendemain Marcel et moi partons à la découverte de la ville. Partout des portraits du renard du désert montre celui-ci dans differentes tenues et postures, glorifiant son oeuvre, son peuple, son pays. Nous arrivons finalement à la Médina, la vieille ville fortifiée. Nous nous aventurons dans ces petites ruelles, toutes semblables et au nom absolument illisible. Comme on est vendredi, la plus part des échoppes sont fermées. Mais l'atmosphère est bien là. J'ai déjà hâte de revenir en semaine pour voir la vie dans le souk.
Au détour d'une ruelle, nous trouvons un petit restaurant de quartier sans prétention. Nous entrons sans savoir. Nous commandons à manger. En cinq minutes, la table est couverte de plat. Les serveurs hurlent et chantent à la manière arabe si joyeuse et extravertie. Je renoue avec les narguilés et initie Marcel au plaisir de la pipe à eau. C'est une révélation pour lui. Une partie de backgammon par-dessus et nous voici plus locaux que les libyens. Tout le monde nous témoigne de la sympathie et est attentif à nos besoins. Premier contact plutôt agréable.
Sabrata, une ancienne ville romaine qui date de 2500 ans, se situe environ 80 Km a l'ouest de Tripoli. L'amphithéâtre est presque complètement debout. Un spectacle impressionnant. « Gladiateur » n'est pas loin. Il est facile de remonter le temps et d'imaginer ce qu'a pu être cette ville vingt-cinq siècles auparavant. Je me souviens encore de mes cours d'histoire à l'école quand l'instituteur nous expliquait les prouesses techniques dont étaient capables les romains. Bon, d'accord! Les romains étaient forts. Mais tout ça, c'est dans les livres d'histoire. Voir ces prouesses, que ce soit les aqueducs ou autres, de ses propres yeux leur donne une toute autre perspective. Ils étaient vraiment très fort, ces romains! Quoiqu'en dise Obélix.
Pendant une semaine, il pleut, il vente, il fait froid. J'étais parti pour le désert moi. Heureusement quand même que je voyage depuis un moment, j'ais pris un ou deux vêtements chauds. Finalement nous sommes prêts à partir pour Sebha.
|
|
If you like this entry, search for other entries from Libya or try a new search. |
| |
Back to Entry - Back to Home
|