Real de catorce, ville fantome
Trip Start
Sep 03, 2006
1
3
50
Trip End
Aug 15, 2007
Real de catorce réjouira le coeur meurtri des nostalgiques des Seventies et de leurs paradis artificiels. En toute innocence, voilà que je suis allée me fourrer dans la capitale officieuse du Peyote.
Ceux qui ignoreraient les propriétés de ce sympathique cactus croissant au ras du sol sont priés de se reporter aux ouvrages de Carlos Castaneda, pour tout éclaircissement utile. Les habitants du coin regardent d'un sal oeil les Occidentaux qui débarquent , la narine frémissante, avide de débusquer la plante prodigieuse. D'ailleurs, le dealer n'abonde pas en ville et la quête de Mescalito se révèle assez ardue, me suis-je laissée dire.
Pour ma part, en lieu de dealers, j'ai subi les assauts des innombrables cow-boys locaux impatients de m'entrainer , pour un buen precio, par monts et par vaux sur leurs forts dociles, d'ailleurs, canassons. Car balader les touristes à dos d'ane, baudets,et autres ongulés représente à l'évidence la source de revenus de la moitié de la ville , tandis que les autres vivent de vendre tout un bric à brac de bondieuseries à de fervents pelerins venus , dans ce bout du monde, rendre grâce à une bien vilaine mais ô combien miraculeuse statue de Saint François
Real, de son vrai nom Villa Real de Minas de Nuestra Senora de Guadalupe de los Alamos de Catorce,ou Real pour les intimes, fascine et attire en dépit de son éloignement.
Vous vous souvenez du fabuleux roman de Garcia Marques, "Cent ans de Solitude " ? On croirait que Marques s'est inspiré de Real. Enclave hors du temps, ensemble de ruines et royaume de la poussière, Real fut jadis une prospère bourgade de 15000 âmes.
La "ville" renait désormais de ses cendres après avoir été pratiquement abandonnée. Perdue dans les montagnes, n'existant que par la vertu de ses mines d'argent, Real s'est vidée d'un coup, vers 1920, avec l'effondrement des cours . 400 habitants sont restés, divisés en 4 familles vivotant de leurs parcelles et têtes de bétail. Un ancien tunnel de mine de 3 km demeure le seul lien au reste du monde. Franchir ce boyau, c'est déboucher dand un autre univers, ou le temps s'écoule plus lentement, paresseusement.
Que faire à Real ? Dormir , rêvasser, parcourir et contempler les paysages décharnés, s'adosser aux ruines sèches pour regarder la poussière danser, jouir de la lenteur de toutes choses.
Une rencontre et un souvenir me marquent : Jorge, nomade entre les nomades, sur la route depuis 25 ans. Chaque voyage prodigue ces rencontres exceptionnelles et éphémères...
Ceux qui ignoreraient les propriétés de ce sympathique cactus croissant au ras du sol sont priés de se reporter aux ouvrages de Carlos Castaneda, pour tout éclaircissement utile. Les habitants du coin regardent d'un sal oeil les Occidentaux qui débarquent , la narine frémissante, avide de débusquer la plante prodigieuse. D'ailleurs, le dealer n'abonde pas en ville et la quête de Mescalito se révèle assez ardue, me suis-je laissée dire.
Pour ma part, en lieu de dealers, j'ai subi les assauts des innombrables cow-boys locaux impatients de m'entrainer , pour un buen precio, par monts et par vaux sur leurs forts dociles, d'ailleurs, canassons. Car balader les touristes à dos d'ane, baudets,et autres ongulés représente à l'évidence la source de revenus de la moitié de la ville , tandis que les autres vivent de vendre tout un bric à brac de bondieuseries à de fervents pelerins venus , dans ce bout du monde, rendre grâce à une bien vilaine mais ô combien miraculeuse statue de Saint François
Chapelle du cimetière
.Real, de son vrai nom Villa Real de Minas de Nuestra Senora de Guadalupe de los Alamos de Catorce,ou Real pour les intimes, fascine et attire en dépit de son éloignement.
Vous vous souvenez du fabuleux roman de Garcia Marques, "Cent ans de Solitude " ? On croirait que Marques s'est inspiré de Real. Enclave hors du temps, ensemble de ruines et royaume de la poussière, Real fut jadis une prospère bourgade de 15000 âmes.
La "ville" renait désormais de ses cendres après avoir été pratiquement abandonnée. Perdue dans les montagnes, n'existant que par la vertu de ses mines d'argent, Real s'est vidée d'un coup, vers 1920, avec l'effondrement des cours . 400 habitants sont restés, divisés en 4 familles vivotant de leurs parcelles et têtes de bétail. Un ancien tunnel de mine de 3 km demeure le seul lien au reste du monde. Franchir ce boyau, c'est déboucher dand un autre univers, ou le temps s'écoule plus lentement, paresseusement.
Que faire à Real ? Dormir , rêvasser, parcourir et contempler les paysages décharnés, s'adosser aux ruines sèches pour regarder la poussière danser, jouir de la lenteur de toutes choses.
Une rencontre et un souvenir me marquent : Jorge, nomade entre les nomades, sur la route depuis 25 ans. Chaque voyage prodigue ces rencontres exceptionnelles et éphémères...


