Inch Allah, on est partiEs...
Trip Start
Oct 01, 2007
1
24
32
Trip End
??? ??, 2008
Gigantesque fatigue, bonne comme une chope de plomb toute chaude, et qui recouvre tout.
Trouver le vélo. Monter le vélo. Courir les zouks pour trouver un porte bagage. Faire la bouffe. Avoir une discussion très longue avec Amélie parce que, hein, fait chier que !!! Démonter le vélo, mal monté au départ. Remonter le vélo. Aller manger avec Isham avant de partir. Décoller l'osti de vendeur de tapis/de shit/d'internet/de putes #126 000. Avoir l'air le moins touriste possible (avoir l'air de connaître mon chemin, ne rien demander, répondre "Salam" quand on me dit "Hola amigo"). Partir à vélo à la nuit tombante.
Chemin. Longtemps.
Se faire inviter à dormir chez Youssef. Youssef chef d'entreprise de machinerie agricole ET fournisseur de lapins pour tout le maroc. Président fondateur du "Centre de développement économique d'Al-Rhaba, pour les Femmes et les Enfants", c'est marquer à l'entrée, en arabe. Lire l'arabe, lettre par lettre. Zhal, Alef, Dhal... Zaa'had ou Zahad ou Zaaaaaaaaaaaad ? Cours d'arabe par Youssef, écouté par ses domestiques, derrière. Gentil, Youssef: Il va égorger un lapin pour nous. Penser à Laurence. "Tu es chrétien ?
-Non.
-Muslim ?
-Non. Je crois pas en Dieu."
Les yeux en point d'interrogation de Youssef. "Dieu te pardonne, tu es une bonne personne, intelligent. Reprend du thé". Je pense à Isham, qui était content qu'on vienne en vélo sans polluer son pays, mais "faites attention de ne pas polluer les esprits", les femmes sans voile ça va, mais les femmes sont des femmes: Amélie, tellement souriante au milieu de tout ça, qui entretient la conversation avec flamme "On dit comment "On dit comment" en arabe ?". Dormir dans un édifice en construction où le gardien nous aide à squatter, parce qu'il y a des femmes et des enfants. Leah qui pleure, que je berce un peu, oui oui maman va revenir, maman qui revient, non non maman ne partira plus... dodo.
Nous sommes présentement assis sur la plage devant la mer, on a monté un espèce d'abri contre le vent avec nos vélos et une toile, on mange les restes du lapin d'hier. On attend d'être rejoints par la troupe, qui arrive dans quelques heures. Il fait chaud. Fatigue.
Nos vélos roulent, inch Allah ! Et à bientôt...
Miguel.
Trouver le vélo. Monter le vélo. Courir les zouks pour trouver un porte bagage. Faire la bouffe. Avoir une discussion très longue avec Amélie parce que, hein, fait chier que !!! Démonter le vélo, mal monté au départ. Remonter le vélo. Aller manger avec Isham avant de partir. Décoller l'osti de vendeur de tapis/de shit/d'internet/de putes #126 000. Avoir l'air le moins touriste possible (avoir l'air de connaître mon chemin, ne rien demander, répondre "Salam" quand on me dit "Hola amigo"). Partir à vélo à la nuit tombante.
Chemin. Longtemps.
Se faire inviter à dormir chez Youssef. Youssef chef d'entreprise de machinerie agricole ET fournisseur de lapins pour tout le maroc. Président fondateur du "Centre de développement économique d'Al-Rhaba, pour les Femmes et les Enfants", c'est marquer à l'entrée, en arabe. Lire l'arabe, lettre par lettre. Zhal, Alef, Dhal... Zaa'had ou Zahad ou Zaaaaaaaaaaaad ? Cours d'arabe par Youssef, écouté par ses domestiques, derrière. Gentil, Youssef: Il va égorger un lapin pour nous. Penser à Laurence. "Tu es chrétien ?
-Non.
-Muslim ?
-Non. Je crois pas en Dieu."
Les yeux en point d'interrogation de Youssef. "Dieu te pardonne, tu es une bonne personne, intelligent. Reprend du thé". Je pense à Isham, qui était content qu'on vienne en vélo sans polluer son pays, mais "faites attention de ne pas polluer les esprits", les femmes sans voile ça va, mais les femmes sont des femmes: Amélie, tellement souriante au milieu de tout ça, qui entretient la conversation avec flamme "On dit comment "On dit comment" en arabe ?". Dormir dans un édifice en construction où le gardien nous aide à squatter, parce qu'il y a des femmes et des enfants. Leah qui pleure, que je berce un peu, oui oui maman va revenir, maman qui revient, non non maman ne partira plus... dodo.
Nous sommes présentement assis sur la plage devant la mer, on a monté un espèce d'abri contre le vent avec nos vélos et une toile, on mange les restes du lapin d'hier. On attend d'être rejoints par la troupe, qui arrive dans quelques heures. Il fait chaud. Fatigue.
Nos vélos roulent, inch Allah ! Et à bientôt...
Miguel.

