La maison du fou
Trip Start
Oct 01, 2007
1
12
32
Trip End
??? ??, 2008
Kevin rejoint à Paris.
Nous passons la soirée assis avec notre bouteille de rouge sur la gigantesque place de l'hôtel de ville, sous les pluies des bonbons d'halloween distribués par des monstres en rollerblades. Tout près, le Marais, et peut-être une facilité à se faire de la thune; on y pense. L'homo-world d'ici est comme l'homo-world de là-bas, mais les lesbiennes sont définitivement plus cool, les algériennes se crient par la tête et cassent du flics à 3 heures du mat' sous la fenêtre, et les bières sont 4.50 euros (non, ne comptez pas en dollars). Sauf les monstres, Paris est toujours aussi froid.
Direction Lyon,
On tempte d'ouvrir un squat dans la maison d'un fou qui a empillé sa vie sur des mètre d'épaisseurs et sous des kilos de déchets, plein de merde la barraque, les escaliers accidentés croulent sous les vieilles revues de cul, des valises pleines de mouchoirs, des serviettes pliées dans des viniers, des seaux de merde emballés sous vide, des lettres d'amour de 1926, des sacs de vieux vieux francs triés par années, des gants, des sacs de gants, des sacs de sacs de gants, des planches cloutées, des briques cassées, des factures impayées, des pots de trucs empillés... on nage en plein délire, et on le jète à mesure parce que la maison en vaut définitivement la peine, juste sous le marché sur 3 étages, avec le vieux proprio au bord de crever... peut-être un logement pour longtemps ? Lyon, c'est des clochards casse-gueule qui partagent leur casse-croute, c'est des femmes qui pleurent de vertige sur les ponts, des queers/trans qui ont perdu des potes à la zonzon (eux aussi ????), une impression de pauvreté partout autour des grandes places, la grève dont on entend plus parler -ou est-elle ?-, un peu la flegme de faire des trucs, une envie de repos...
Amours.
m.
Nous passons la soirée assis avec notre bouteille de rouge sur la gigantesque place de l'hôtel de ville, sous les pluies des bonbons d'halloween distribués par des monstres en rollerblades. Tout près, le Marais, et peut-être une facilité à se faire de la thune; on y pense. L'homo-world d'ici est comme l'homo-world de là-bas, mais les lesbiennes sont définitivement plus cool, les algériennes se crient par la tête et cassent du flics à 3 heures du mat' sous la fenêtre, et les bières sont 4.50 euros (non, ne comptez pas en dollars). Sauf les monstres, Paris est toujours aussi froid.
Direction Lyon,
On tempte d'ouvrir un squat dans la maison d'un fou qui a empillé sa vie sur des mètre d'épaisseurs et sous des kilos de déchets, plein de merde la barraque, les escaliers accidentés croulent sous les vieilles revues de cul, des valises pleines de mouchoirs, des serviettes pliées dans des viniers, des seaux de merde emballés sous vide, des lettres d'amour de 1926, des sacs de vieux vieux francs triés par années, des gants, des sacs de gants, des sacs de sacs de gants, des planches cloutées, des briques cassées, des factures impayées, des pots de trucs empillés... on nage en plein délire, et on le jète à mesure parce que la maison en vaut définitivement la peine, juste sous le marché sur 3 étages, avec le vieux proprio au bord de crever... peut-être un logement pour longtemps ? Lyon, c'est des clochards casse-gueule qui partagent leur casse-croute, c'est des femmes qui pleurent de vertige sur les ponts, des queers/trans qui ont perdu des potes à la zonzon (eux aussi ????), une impression de pauvreté partout autour des grandes places, la grève dont on entend plus parler -ou est-elle ?-, un peu la flegme de faire des trucs, une envie de repos...
Amours.
m.

