Reboot
Trip Start
Oct 01, 2007
1
10
32
Trip End
??? ??, 2008
Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n 'ont jamais avancé d 'un seul pas . _ Mikhaïl Bakounine
Rennes, ville-bureaucrate.
Ottawa qui se serait payée le luxe de plusieurs universités : des fonctionnaires intellos, des intellos fonctionnants, une belle gôche qui se baigne longuement le libéralisme tranquille, qui pue le caviar.
Hier encore, à l'AG fulgurante de Rouen, on écrivait:
"Aujourd'hui jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois
Aujourd'hui, à seulement quelques centaines de kilomètres, malgré le souvenir du mouvement CPE vivace pour tout le monde, la pâte semble engluée. Ici, rien de tout cela ne se passe. Nous sommes tristes. Nous temptons donc de réfléchir, ce qui pourrait faire changer le ton? Sur la place des révolutionnaires dans le mouvement des choses qui transforme la société française depuis plusieurs années : élections de Sarko, mouvement de chômeurs, de cheminots, contre les CPE, les grèves étudiantes, les émeutes de banlieu et de totos au centre-ville... Vite, trouver ce qu'il y a à saisir maintenant, le réchauffer de toutes nos forces ! Que peuvent bien faire les anarchistes dans ce qui se passe, à part servir d'image pré-intégrée de révolte facilement digérable dans le spectacle de la vie politique, ou les spectateur n'ont plus à se mettre en jeu (pourquoi le feraient-ils ?), , être aux barricades et y être de toute éternité, sans que rien ne change...
"Cette extrême disjonction entre une révolte éprouvée et des actes sensés l'étayer, qui laisse apparaitre comme tout aussi inappropriés les actions absolument réversibles, qu'on aurait aussi bien pu ne pas faire, dont on perçoit bien qu'elles nous affaiblissent, et des actes qui ne sont irréversibles que pour ceux qui les portent, ne mettant en péril qu'eux et faisant fond sur un indépassable désespoir (particulièrement quant au fait que de tels actes soient repris par d'autres), cette disjonction vient toucher alors la colère même, qu'on est plus bien sûr d'éprouver"
Amours.
Mig
Rennes, ville-bureaucrate.
Ottawa qui se serait payée le luxe de plusieurs universités : des fonctionnaires intellos, des intellos fonctionnants, une belle gôche qui se baigne longuement le libéralisme tranquille, qui pue le caviar.
Hier encore, à l'AG fulgurante de Rouen, on écrivait:
"Aujourd'hui jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois
Le silence des agneaux
. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre." - http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=87631Aujourd'hui, à seulement quelques centaines de kilomètres, malgré le souvenir du mouvement CPE vivace pour tout le monde, la pâte semble engluée. Ici, rien de tout cela ne se passe. Nous sommes tristes. Nous temptons donc de réfléchir, ce qui pourrait faire changer le ton? Sur la place des révolutionnaires dans le mouvement des choses qui transforme la société française depuis plusieurs années : élections de Sarko, mouvement de chômeurs, de cheminots, contre les CPE, les grèves étudiantes, les émeutes de banlieu et de totos au centre-ville... Vite, trouver ce qu'il y a à saisir maintenant, le réchauffer de toutes nos forces ! Que peuvent bien faire les anarchistes dans ce qui se passe, à part servir d'image pré-intégrée de révolte facilement digérable dans le spectacle de la vie politique, ou les spectateur n'ont plus à se mettre en jeu (pourquoi le feraient-ils ?), , être aux barricades et y être de toute éternité, sans que rien ne change...
"Cette extrême disjonction entre une révolte éprouvée et des actes sensés l'étayer, qui laisse apparaitre comme tout aussi inappropriés les actions absolument réversibles, qu'on aurait aussi bien pu ne pas faire, dont on perçoit bien qu'elles nous affaiblissent, et des actes qui ne sont irréversibles que pour ceux qui les portent, ne mettant en péril qu'eux et faisant fond sur un indépassable désespoir (particulièrement quant au fait que de tels actes soient repris par d'autres), cette disjonction vient toucher alors la colère même, qu'on est plus bien sûr d'éprouver"
Amours.
Mig

