Rencontres
Trip Start
Oct 01, 2007
1
9
32
Trip End
??? ??, 2008
Depuis peu, les liens se tissent, toile d'araignée humaine grouillante et imprévisible.
De Rosa, vieille algérienne (clocharde ? non! "Je suis flic littéraire, analyste au ministère, c'est la place que Dieu m'a donné...") qui nous siffla Denis et moi pour nous raconter toutes les histoires sombres de la grande bourgeoisie parisienne, en échange d'un peu de vin (et de quelques bières supplémentaires, la soirée avançant).
Des Rennais, des Rouanais, des Roms, tous prêts à brûler la France pour une bouchée de pain, avec ou sans alcool d'ailleurs, s'entendant pour dire que Sarkozy est en train de s'enterrer vivant sans même s'en apercevoir. à les entendre - et ils sont nombreux, et plutôt convaincant, à force - il n'y a pas que les CRS qui savent se servir de leurs gros bâtons. à voir.
Des parisiens intellos, vachement intellos, vache vache vachement intellos, et un peu froids, et des théories enflammées elles aussi sur l'avenir du monde - le feu est à la mode, c'est parce qu'il commence à faire froid, je crois - , des mondes, des formes-de-vie, des affects et de tout ce qui s'est passé après Heigdegger, si tu vois ce que je veux dire (sinon, t'es naze). Il y a certes là quelque chose qui m'attire, et qui me pousse à lire comme je n'ai jamais lu, des théoriciens italiens et des expériences comme on n'en parle pas souvent chez nous, et qui me repousse en meme temps, si tu vois ce que je veux dire. La révolution, ça me fait trembler de partout. Je compute encore, mais ça fait du bien de se sortir du queer et de retourner prendre l'air de ce côté-là, de sentir les camarades prêts à se poser la question de l'organisation.
Partout, des grèves qui se préparent. Les assemblées générales sont d'ailleurs délirantes, tout le monde hurle et se fout des baffes et se lance des appui-bras (!!!). La division gauche/droite est TELLEMENT claire, je veux dire les gens portent quasiment des étiquettes "je suis réac et j'en suis fier" d'un côté, et "je suis un anarchiste dangereux et subversif" de l'autre, les gens se détestent ouvertement ( " ta gueule, salope !"), on se marre bien.
Aujourd'hui, une visite guidée historique de Rouen, et, du coup, des réflexions sur l'Histoire, sa création, son sens, et surtout les moyens dont on se sert pour nous en déposséder. Fucking époque, quand même.
Amours. La révolution n'est pas morte... j'espère que vos barricades sont aussi belles que celles qu'on monte ici, envoyez moi des nouvelles !
Mig.
De Rosa, vieille algérienne (clocharde ? non! "Je suis flic littéraire, analyste au ministère, c'est la place que Dieu m'a donné...") qui nous siffla Denis et moi pour nous raconter toutes les histoires sombres de la grande bourgeoisie parisienne, en échange d'un peu de vin (et de quelques bières supplémentaires, la soirée avançant).
Des Rennais, des Rouanais, des Roms, tous prêts à brûler la France pour une bouchée de pain, avec ou sans alcool d'ailleurs, s'entendant pour dire que Sarkozy est en train de s'enterrer vivant sans même s'en apercevoir. à les entendre - et ils sont nombreux, et plutôt convaincant, à force - il n'y a pas que les CRS qui savent se servir de leurs gros bâtons. à voir.
Des parisiens intellos, vachement intellos, vache vache vachement intellos, et un peu froids, et des théories enflammées elles aussi sur l'avenir du monde - le feu est à la mode, c'est parce qu'il commence à faire froid, je crois - , des mondes, des formes-de-vie, des affects et de tout ce qui s'est passé après Heigdegger, si tu vois ce que je veux dire (sinon, t'es naze). Il y a certes là quelque chose qui m'attire, et qui me pousse à lire comme je n'ai jamais lu, des théoriciens italiens et des expériences comme on n'en parle pas souvent chez nous, et qui me repousse en meme temps, si tu vois ce que je veux dire. La révolution, ça me fait trembler de partout. Je compute encore, mais ça fait du bien de se sortir du queer et de retourner prendre l'air de ce côté-là, de sentir les camarades prêts à se poser la question de l'organisation.
Partout, des grèves qui se préparent. Les assemblées générales sont d'ailleurs délirantes, tout le monde hurle et se fout des baffes et se lance des appui-bras (!!!). La division gauche/droite est TELLEMENT claire, je veux dire les gens portent quasiment des étiquettes "je suis réac et j'en suis fier" d'un côté, et "je suis un anarchiste dangereux et subversif" de l'autre, les gens se détestent ouvertement ( " ta gueule, salope !"), on se marre bien.
Aujourd'hui, une visite guidée historique de Rouen, et, du coup, des réflexions sur l'Histoire, sa création, son sens, et surtout les moyens dont on se sert pour nous en déposséder. Fucking époque, quand même.
Amours. La révolution n'est pas morte... j'espère que vos barricades sont aussi belles que celles qu'on monte ici, envoyez moi des nouvelles !
La question de l'organisation ?
Mig.

