La Poulie, Grenoble
Trip Start
Oct 01, 2007
1
5
32
Trip End
??? ??, 2008
De Rome à
De Milan à
De Genova à
De Nice Ville à
De Valence à
De Grenoble à
De Rue des Bons Enfants à
La Poulie.
Rome : Le Colisée cadavre gigantesque en pierre, mort de la tourista les insectes qui rampent dans le corps et qui chient des commentaires pseudo, genre : " Autrefois, quand même..." tout en mangeant des hots-dogs et des petits vendeurs africains de colliers exotiques, sans se rendre compte de notre vie à nous, qui se passent de critiques à travers ses yeux photographiques, posées sur des lieux faussement historiques, à admirer ce que d'autres ont été forcés de faire. Les graffitis peuvent bien être fachos et le Pape sur la porte de toutes les universités, qui nous rappelle que dieu nous attend dans la mort, figé dans la perfection, l'osti. Rome, c'est vieux et laid comme un prêtre. On la quitte sans regrets, sauf pour la gratuité de ses transports.
Milan : gare au centre-ville, gigas édifices, nickel propre, on glisse dans le décor. Peur. Il est 10 heures, le soleil dort, tout seul. Aucun départ vers la France. Merdemerdemerde, où dormir, les parcs ? Ah non il y en a pas. L'hôtel ? T'as vu les PRIX ??? Euh CouchSurfing ? Bha non pas internet non plus. Paniques. Oki oki oki, faut bouger, je peux aller où ? Vers la France... oki. Genova. Ah. Ouais. Et le mec de me vendre un billet pour GenÈVE, moi de pas m'en rendre compte, de revenir après la fermeture, de chiâler, excuses publiques bon d'accord Genova ça va... ouais, connard.
Genova : Communiste. Ça sent dans l'air, dans les petites ruelles avec les chiens et les chats et les bouts de pauvres et les librairies anars et les places des arts et les affiches pour concerts. Bon, on peut se coucher dans la gare par terre, bien, alors promenades. Soirée autogestion vers minuit dans une petite arrière-cour louche, les gens parlaient italiens j'ai rien pigé, bière. Ah, si, un ex situ qui voulait que je lise son rapport de maîtrise, tu vois l'italien c'est comme le français, facile à lire... ouais ouais bon. J'ai pris sa carte et je suis rentré me coucher en attendant le lendemain.
Nice à Valence à Grenoble : France. Un train. Comme tous les trains, mais en français. Je suis fatigué que le criss, mais bon on se comprend, et puis "on ferait tout pour les canadiens". Bien, bien. Même pas de PVs, le truc de rien comprendre et d'être de bonne foi fonctionne à donf'. Alors...
Grenoble : La Poulie, squat d'amis, Marc, Maestro. Expulsable depuis hier, les flics peuvent donc débarquer à tout moments et je dors avec mon passeport sous l'oreiller, mais en attendant : Ballades-cueillettes dans les Montagnes (putain, les Montagnes !), organisation de concerts (pour payer les frais d'avocats des arrêtés du refus du fichage ADN), aller chercher l'eau à la fontaine pour faire la vaisselle pour faire la bouffe pour remplir les estomacs. Lit-à-soi, espaces : de gratuité, de partages, de vie. Y'a l'escalier qui fait 100 étages qu'il faut monter et descendre sans arrêt, illuminé par des lumières de noel la nuit. Le coeur au chaud, la tête qui suit, amitiés potentielles.
Je sais pas où je m'en vais, mais, je me sens bien. Allez.
À plus.
De Milan à
De Genova à
De Nice Ville à
De Valence à
De Grenoble à
De Rue des Bons Enfants à
La Poulie.
Rome : Le Colisée cadavre gigantesque en pierre, mort de la tourista les insectes qui rampent dans le corps et qui chient des commentaires pseudo, genre : " Autrefois, quand même..." tout en mangeant des hots-dogs et des petits vendeurs africains de colliers exotiques, sans se rendre compte de notre vie à nous, qui se passent de critiques à travers ses yeux photographiques, posées sur des lieux faussement historiques, à admirer ce que d'autres ont été forcés de faire. Les graffitis peuvent bien être fachos et le Pape sur la porte de toutes les universités, qui nous rappelle que dieu nous attend dans la mort, figé dans la perfection, l'osti. Rome, c'est vieux et laid comme un prêtre. On la quitte sans regrets, sauf pour la gratuité de ses transports.
Milan : gare au centre-ville, gigas édifices, nickel propre, on glisse dans le décor. Peur. Il est 10 heures, le soleil dort, tout seul. Aucun départ vers la France. Merdemerdemerde, où dormir, les parcs ? Ah non il y en a pas. L'hôtel ? T'as vu les PRIX ??? Euh CouchSurfing ? Bha non pas internet non plus. Paniques. Oki oki oki, faut bouger, je peux aller où ? Vers la France... oki. Genova. Ah. Ouais. Et le mec de me vendre un billet pour GenÈVE, moi de pas m'en rendre compte, de revenir après la fermeture, de chiâler, excuses publiques bon d'accord Genova ça va... ouais, connard.
Genova : Communiste. Ça sent dans l'air, dans les petites ruelles avec les chiens et les chats et les bouts de pauvres et les librairies anars et les places des arts et les affiches pour concerts. Bon, on peut se coucher dans la gare par terre, bien, alors promenades. Soirée autogestion vers minuit dans une petite arrière-cour louche, les gens parlaient italiens j'ai rien pigé, bière. Ah, si, un ex situ qui voulait que je lise son rapport de maîtrise, tu vois l'italien c'est comme le français, facile à lire... ouais ouais bon. J'ai pris sa carte et je suis rentré me coucher en attendant le lendemain.
Nice à Valence à Grenoble : France. Un train. Comme tous les trains, mais en français. Je suis fatigué que le criss, mais bon on se comprend, et puis "on ferait tout pour les canadiens". Bien, bien. Même pas de PVs, le truc de rien comprendre et d'être de bonne foi fonctionne à donf'. Alors...
Grenoble : La Poulie, squat d'amis, Marc, Maestro. Expulsable depuis hier, les flics peuvent donc débarquer à tout moments et je dors avec mon passeport sous l'oreiller, mais en attendant : Ballades-cueillettes dans les Montagnes (putain, les Montagnes !), organisation de concerts (pour payer les frais d'avocats des arrêtés du refus du fichage ADN), aller chercher l'eau à la fontaine pour faire la vaisselle pour faire la bouffe pour remplir les estomacs. Lit-à-soi, espaces : de gratuité, de partages, de vie. Y'a l'escalier qui fait 100 étages qu'il faut monter et descendre sans arrêt, illuminé par des lumières de noel la nuit. Le coeur au chaud, la tête qui suit, amitiés potentielles.
Je sais pas où je m'en vais, mais, je me sens bien. Allez.
À plus.

