Vive mere theresa
Trip Start
Nov 07, 2007
1
41
49
Trip End
May 01, 2008
Et les avions vomissent leurs flots de touristes. Je laisse en thailande des hordes d'etudiants anglosaxons, leurs debardeurs et mini-shorts, venus pour "partyiiiiiiiiiiig" dans les iles du sud, leurs cuites quotidiennes a la biere et au whisky thai, leurs rassemblements dans des guettos touristiques ou l'on trouve les guesthouses, les agences de voyages, les macdos, la drogue, les bars, les magasins de souvenirs, les chauffeurs de tuktuk et les travellos. La moyenne d'age est de 20 ans, et voici quelques mentions speciales: pour les anglaises et les australiennes, qui s'habillent comme des putes et n'aspirent qu'a se saouler le plus vite possible, aux allemandes qui bronzent seins nus comme a la maison sur les plages meme en region musulmane, aux israeliens males qui voyagent souvent a la fin de leur eprouvant service militaire de 3 ans et qui decompressent ensuite a leur maniere, en picolant et cherchant a sauter le plus de filles possibles, le tout avec grande finesse et discretion bien entendu.
Au comptoir d'enregistrement d'air India je retrouve deja deux imposantes categories de routards qui peuplent le paysage touristique indien. D'une part les hippies ou apparentés rastas, reconnaissables a leurs dredlocks bien sales, leurs piercings en bois, leurs vetements en chanvre et leur air de "Vishnou m'a parlé". De l'autre, la famille des eco-touristes humanitaires....je developpe.
"Ouais tu vois, je sens en moi un appel tres profond qui me dit: on peut pas rester chez soi dans son confort, y'a trop de misere dans le monde, les enfants qui souffrent, tout ca...Alors je pars en Inde faire du benevolat, ouais dans notre société tu sais il faut pouvoir donner de sa personne. Comme ca je me sentirai bien mieux en rentrant, je pourrai recommencer a ignorer le clochard du coin, a acheter des baskets nike fabriquées en asie par des enfants, a consommer sans reflechir, a ne pas aider mamie a traverser, etc...."
Les instituts Mere Theresa de Calcutta, pour les occidentaux c'est comme l'appel au téléthon parait-il, ca soulage. Le must de l'aventure: le "chantier".....les participants se delestent de sommes astronomiques (de l'ordre de plusieurs milliers d'euros parfois, qui disparaissent dans les meandres de frais de fonctionnement des asso's) et paient eux meme un billet de 8h d'avion pour aller renover un bout d'ecole dans une campagne indienne ou africaine pendant quelques semaines, hebergés par des familles souvent remunérées a coup de lance-pierre. Oui mais ils sont entre "gens bien, qui se bougent". Sauf qu'ils n'ont souvent jamais pensé que seulement dix pour cent du prix du billlet pourraient financer des missions humanitaires menées par des professionnels, le tout sans emission de CO2... Et vaut-il mieux donner 100 euros pour une campagne de vaccination en afrique ou 2000 a Concordia pour aller repeindre une creche pendant trois semaines? J'ai été confronté a ce debat lors de mon premier voyage en Inde ainsi que cette fois-ci en thailande, je me permets donc de l'aborder.
L'avion s'est elevé et j'ai regardé Bangkok defiler sous mes pieds. Je me figurais avant de partir un endroit consacré a la debauche, envahi de quinquas chauves et bedonnants venus sauter des fillettes. J'ai trouvé en thailande un pays magnifique habité par un peuple beau, doux et accueillant. Le tourisme est certes omnipresent mais il reste possible de s'extirper de la foule (qui,comme je l'evoquais, reste concentrée sur des zones limitées), et la gentillesse des thais est le plus souvent sincere. je ne me souviens pas avoir deja vu un peuple sourire autant. Je reviendrai c'est certain.
L'avion s'est elevé et j'ai regardé Bangkok defiler sous mes pieds
Au comptoir d'enregistrement d'air India je retrouve deja deux imposantes categories de routards qui peuplent le paysage touristique indien. D'une part les hippies ou apparentés rastas, reconnaissables a leurs dredlocks bien sales, leurs piercings en bois, leurs vetements en chanvre et leur air de "Vishnou m'a parlé". De l'autre, la famille des eco-touristes humanitaires....je developpe.
"Ouais tu vois, je sens en moi un appel tres profond qui me dit: on peut pas rester chez soi dans son confort, y'a trop de misere dans le monde, les enfants qui souffrent, tout ca...Alors je pars en Inde faire du benevolat, ouais dans notre société tu sais il faut pouvoir donner de sa personne. Comme ca je me sentirai bien mieux en rentrant, je pourrai recommencer a ignorer le clochard du coin, a acheter des baskets nike fabriquées en asie par des enfants, a consommer sans reflechir, a ne pas aider mamie a traverser, etc...."
Les instituts Mere Theresa de Calcutta, pour les occidentaux c'est comme l'appel au téléthon parait-il, ca soulage. Le must de l'aventure: le "chantier".....les participants se delestent de sommes astronomiques (de l'ordre de plusieurs milliers d'euros parfois, qui disparaissent dans les meandres de frais de fonctionnement des asso's) et paient eux meme un billet de 8h d'avion pour aller renover un bout d'ecole dans une campagne indienne ou africaine pendant quelques semaines, hebergés par des familles souvent remunérées a coup de lance-pierre. Oui mais ils sont entre "gens bien, qui se bougent". Sauf qu'ils n'ont souvent jamais pensé que seulement dix pour cent du prix du billlet pourraient financer des missions humanitaires menées par des professionnels, le tout sans emission de CO2... Et vaut-il mieux donner 100 euros pour une campagne de vaccination en afrique ou 2000 a Concordia pour aller repeindre une creche pendant trois semaines? J'ai été confronté a ce debat lors de mon premier voyage en Inde ainsi que cette fois-ci en thailande, je me permets donc de l'aborder.
L'avion s'est elevé et j'ai regardé Bangkok defiler sous mes pieds. Je me figurais avant de partir un endroit consacré a la debauche, envahi de quinquas chauves et bedonnants venus sauter des fillettes. J'ai trouvé en thailande un pays magnifique habité par un peuple beau, doux et accueillant. Le tourisme est certes omnipresent mais il reste possible de s'extirper de la foule (qui,comme je l'evoquais, reste concentrée sur des zones limitées), et la gentillesse des thais est le plus souvent sincere. je ne me souviens pas avoir deja vu un peuple sourire autant. Je reviendrai c'est certain.
L'avion s'est elevé et j'ai regardé Bangkok defiler sous mes pieds


Comments
Bisous de tes sexygirls...
Un ptit coucou en direct de Bordeaux...le ciel est gris, la garonne boueuse, nos affaires trempés, mais heureusement les soirées internats sont toujours aussi alcoolisées...reviens vite christopha MAE se meurt sans toi!!!gros bisous
Audrey,DEL et Jac
Re: Bisous de tes sexygirls...
bisous de tes sexygirls...
Un ptit coucou en direct de Bordeaux...le ciel est gris, la garonne boueuse, nos vêtements trempés mais heureusement les soirées internats sont toujours autant alcoolisées...reviens vite christophe Mae se meurt sans toi!!! Gros bisous
Audrey,Del et Jac