La goutte de pluie qui fit deborder l'ocean
Trip Start
Nov 07, 2007
1
32
49
Trip End
May 01, 2008
Il est 14h lorsque je demarre le moteur, claque la porte et regarde Pauline s'eloigner peu a peu dans le retroviseur. Nous avons fini par jeter l'eponge et c'est dans une ferme piscicole en pleine campagne, a 35 km de Cairns que s'interromp notre voyage a deux. Pauline fera du hoofing dans cette exploitation, des travaux gratuits qui paieront ses repas et son gite, quand a moi je regarderai la pluie tomber depuis le van; ce ford transit devenu notre compagnon d'infortune est en effet payé pour 15 jours encore et, s'il est devenu impossible d'y vivre a deux, je saurai bien m'en accomoder seul quand bien meme je ne puisse plus mettre le nez dehors. Ce n'est pas faute d'avoir cherché des solutions alternatives, d'avoir expédié 3000km de route en dix jours seulement a la recherche d'une acalmie, mais le camping est peu compatible avec la presence d'une tempete tropicale.
Pauline reste six mois en australie; nous nous sommes rencontrés a l'hopital ou elle est interne de psychiatrie, c'est une amie desormais et est la petite amie d'un de mes potes internes. Elle est comme moi en congé de six mois. Le sejour avait bien commencé, l'euphorie du surf et l'atmosphere de la cote nous gagnait peu a peu alors meme que les nuages commencaient a s'amonceler. Nous avons eu la chance de pouvoir randonner dans les plus belles forets humides qu'il 'ait été offert de voir dans ma vie, d'observer kangourous, wallabies, varans, perroquets colorés, et meme de timides ornithorynques. mais le ciel a fini par se dechainer et la pluie n'a des lors jamais cessé de tomber, les vetements de rester humides, la condensation de couler le long des parois du van...
Au bout de 7 jours de sandwiches mouillés sur les banquettes nous avons simplement dit stop. Par bonheur nous nous quittons avec amertume et regrets, et nous pas avec l'aigreur qu'aurait pu causer une promiscuité aussi....humide. En ce qui me concerne desormais je ne peux qu'attendre que quelques jours a cairns car une sinusite m'empeche a la fois de plonger et de prendre l'avion.
Il y a eu un point de rupture je pense, peut etre ce soir dans la montagne ou les clés du van ont cessé de fonctionner par je ne sais quelle fantaisie mal placée, alors que nous avions TOUT a l'interieur (argent, portables, vetements) nous obligeant a appeler une depanneuse et a dormir sur des matelas dans une annexe du parc national, grace a la gentillesse d'etudiants en botaniques qui campaient la. En tout cas le souvenir des ornithorynques sera surement trop bref pour occuper les longues journées qui m'attendent en compagnie de Nicholas, le charmant petit cyclone qui se arrive vers moi comme une cerise sur le gateau. J'omets de mentionner que je peux desormais me targuer de posseder une qualification en "conduite sur route inondée"; nous avons d'ailleurs eu, si j'ose dire, de la chance, car la seule voie qui nous reliait au sud est desormais coupée pour une durée indéfinie.
Pauline reste six mois en australie; nous nous sommes rencontrés a l'hopital ou elle est interne de psychiatrie, c'est une amie desormais et est la petite amie d'un de mes potes internes. Elle est comme moi en congé de six mois. Le sejour avait bien commencé, l'euphorie du surf et l'atmosphere de la cote nous gagnait peu a peu alors meme que les nuages commencaient a s'amonceler. Nous avons eu la chance de pouvoir randonner dans les plus belles forets humides qu'il 'ait été offert de voir dans ma vie, d'observer kangourous, wallabies, varans, perroquets colorés, et meme de timides ornithorynques. mais le ciel a fini par se dechainer et la pluie n'a des lors jamais cessé de tomber, les vetements de rester humides, la condensation de couler le long des parois du van...
Au bout de 7 jours de sandwiches mouillés sur les banquettes nous avons simplement dit stop. Par bonheur nous nous quittons avec amertume et regrets, et nous pas avec l'aigreur qu'aurait pu causer une promiscuité aussi....humide. En ce qui me concerne desormais je ne peux qu'attendre que quelques jours a cairns car une sinusite m'empeche a la fois de plonger et de prendre l'avion.
Il y a eu un point de rupture je pense, peut etre ce soir dans la montagne ou les clés du van ont cessé de fonctionner par je ne sais quelle fantaisie mal placée, alors que nous avions TOUT a l'interieur (argent, portables, vetements) nous obligeant a appeler une depanneuse et a dormir sur des matelas dans une annexe du parc national, grace a la gentillesse d'etudiants en botaniques qui campaient la. En tout cas le souvenir des ornithorynques sera surement trop bref pour occuper les longues journées qui m'attendent en compagnie de Nicholas, le charmant petit cyclone qui se arrive vers moi comme une cerise sur le gateau. J'omets de mentionner que je peux desormais me targuer de posseder une qualification en "conduite sur route inondée"; nous avons d'ailleurs eu, si j'ose dire, de la chance, car la seule voie qui nous reliait au sud est desormais coupée pour une durée indéfinie.

