Bobo Dioulasso et ses environs
Trip Start
Dec 09, 2007
1
77
97
Trip End
Mar 20, 2008
Ce vendredi, nous visitons la ville de Bobo, ex capitale de la Haute Volta. Vieille ville le matin avec un guide prénommé Alassanne/Alexandre (donc de religion inconnue, vous l'aviez compris).
Déjeûner prévu à la Guinguette, lieu colonial à 10 km de la ville avec baignade. En fait pas de Guinguette, par de bar, pas de baignade, mais une belle forêt primaire classée. Repas donc remplacé par une baignade à 10 km de là en amont du Kou, qui alimente Bobo en eau potable et une siste bien méritée, mais pertubée par certains ronflements (de qui???).
Vers 16:00 départ vers Koumi, village Bobo (c'est aussi une ethnie) réputé.Nous y ferons un passage rapide et qui déclenchera les palabres des villageois pour au moins quelques jours! En effet, après avoir négocié la visite pour 1000CFA/pax et 1500CFA pour prendre des photos, à la première photos, on nous refuse de mettre des gens dessus. Nous demandons qu'ils se retirent chez eux. Refus. On met le moteur en route! (nous n'avions pas encore payé, car la clé de la caisse, y'en a pas!) Détestable attitudes de villageois qui scient la branche sur laquelle etc...
Nous décidons d'aller visiter un autre village Bobo, Koro de l'autre côté de la ville. Accueil complètement différent par la guide locale. UNE guide, vous rendez-vous compte? Blandine, 24 ans, fille de forgeron, donc élevée dans les castes locales, catholique (vous l'aviez compris au prénom!) est éveillée, cultivée, et... légèrement féministe, ce que nous considérons ici comme une grande qualité.Elle démontre en outre son grand attachement à la tradition animiste locale qui est très présente dans ce village truffé de fétiches en tous genres.
On sent la dualité catho/fétichisme dans l'expression affirmée mais hésitante de ses explications de la vie au village.
Elle ne peut ni ne veut savoir ce qu'il a dans les urnes fétiches, pas plus que où sont entreposés en brousse les masques rituels, mais elle sait ce que les femmes font. "Les femmes font tout ici: monter l'eau sur 50m de dénivelé, culture, nettoyage des cours, cuisine, enfants etc..." Malgré sa chance d'être "forgeron" caste respectée, elle ne rève que d'un projet lui permettant de quitter le village. Son refus de jouer le jeu des femmes africaines fait qu'elle n'est pas mariée et n'a aucune chance ici. Son analyse de la femme de brousse est pertinente. Respect! Nous restons impuissants à lui offrir le moindre conseil, mais cette rencontre est significative.
Retour à Bobo en soirée et PIZZA, bière (il n'y a pas de match de foot, çà aurait été complet!)
Déjeûner prévu à la Guinguette, lieu colonial à 10 km de la ville avec baignade. En fait pas de Guinguette, par de bar, pas de baignade, mais une belle forêt primaire classée. Repas donc remplacé par une baignade à 10 km de là en amont du Kou, qui alimente Bobo en eau potable et une siste bien méritée, mais pertubée par certains ronflements (de qui???).
Vers 16:00 départ vers Koumi, village Bobo (c'est aussi une ethnie) réputé.Nous y ferons un passage rapide et qui déclenchera les palabres des villageois pour au moins quelques jours! En effet, après avoir négocié la visite pour 1000CFA/pax et 1500CFA pour prendre des photos, à la première photos, on nous refuse de mettre des gens dessus. Nous demandons qu'ils se retirent chez eux. Refus. On met le moteur en route! (nous n'avions pas encore payé, car la clé de la caisse, y'en a pas!) Détestable attitudes de villageois qui scient la branche sur laquelle etc...
Nous décidons d'aller visiter un autre village Bobo, Koro de l'autre côté de la ville. Accueil complètement différent par la guide locale. UNE guide, vous rendez-vous compte? Blandine, 24 ans, fille de forgeron, donc élevée dans les castes locales, catholique (vous l'aviez compris au prénom!) est éveillée, cultivée, et... légèrement féministe, ce que nous considérons ici comme une grande qualité.Elle démontre en outre son grand attachement à la tradition animiste locale qui est très présente dans ce village truffé de fétiches en tous genres.
On sent la dualité catho/fétichisme dans l'expression affirmée mais hésitante de ses explications de la vie au village.
Elle ne peut ni ne veut savoir ce qu'il a dans les urnes fétiches, pas plus que où sont entreposés en brousse les masques rituels, mais elle sait ce que les femmes font. "Les femmes font tout ici: monter l'eau sur 50m de dénivelé, culture, nettoyage des cours, cuisine, enfants etc..." Malgré sa chance d'être "forgeron" caste respectée, elle ne rève que d'un projet lui permettant de quitter le village. Son refus de jouer le jeu des femmes africaines fait qu'elle n'est pas mariée et n'a aucune chance ici. Son analyse de la femme de brousse est pertinente. Respect! Nous restons impuissants à lui offrir le moindre conseil, mais cette rencontre est significative.
Retour à Bobo en soirée et PIZZA, bière (il n'y a pas de match de foot, çà aurait été complet!)


Comments
Quelle belle page de litterature!
J'ai vraiment l'impression de lire Claude Levi-Strauss chez les Bobos, apres les Bororos de Tristes Tropiques!
tentative de corruption du jury
C'est pas parceque tu as lu les bouquins au programmme de Culture Générale d'HEC en 1965 que tu vas réussir à soudoyer le jury.
Voilà 2 avertissements : un pour copies multiples visant à faire croire au jury que tu était très assidu et ensuite étalage de culture pour passer de la pommade (alors qu'on a déjà très chaud !!!).
customer service
Je suis impressionne par ce chef de garage qui offre la revision gratos. Je vais m'en inspirer pour mes canapes, mais ca ressemble pas au style de la compagnie. Nous on essaierait de t'en vendre un nouveau! De toute facon a 370000 km ca ressemble a un baroud d'honneur! Mais il y a maintenant une valeur sentimentale.
Re: tentative de corruption du jury
OK OK, j'avoue que c'est BEAUCOUP mieux que du Levi-Strauss, car vécu et conté par des amis qui semblent y prendre une plaisir extreme, dont je suis content pour eux et pour tous ceux et celles qui vous suivent fidelement...
Notre consolation: le voyage n'est pas fini...