It's a wrap : miseries and bling bling (1/2)
Trip Start
Oct 11, 2008
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Trip End
Nov 19, 2008
Il y a eu cet étrange sentiment qui est revenu à de nombreuses reprises, cette journée du mardi. Autant, comme je l'avais écrit il y a peu, je n'avais réalisé que dimanche que la fin du voyage s'approchait avec une violence certaine ; autant, quittant Shiraz, avais-je l'impression qu'après tout, il est vrai, il était temps de quitter l'Iran. L'idée, que je ne pouvais me permettre que parce que je suis parvenu à maintenir un rythme assez dense et que le temps a été plutot bien géré ces douze derniers jours (comprendre que j'ai vu la plupart des oeuvres perses que je souhaitas voir), s'est en outre vue renforcer par des aléas et gaffes techniques ayant quelque peu precipité la fin de ce voyage iranien. "Terminer par Bishapur", c'était visiter ce qui fut la capitale de l'empire Perse sous Shapur 1er, de la famille Sassanide (IIIè siecle de notre ère, entre l'âge d'or Achemite et la misère arabe). Le site est situé a l'ouest ouest de Shiraz, rendant sa visite assez excitante sur le papier (car again, le coup du bus en chemin, le stop etc). Et la visite resta sur le papier ! La route prise par mon bus n'étant pas celle prevue, la surprise de debarquer en ville et finalement, la decision d'avancer (j'aime à avancer) quitte a ne pas dignement conclure mon tour persan. S'en suivit une certaine galère pour rejoindre le Golfe Persique, les bus dans le coin étant vraiment rares... Je parvins tout de meme à rejoindre Busher en début d'apres midi, non sans que mes doutes quant aux 24 dernieres heures minent mon arrivée : faire comme imaginé (rejoindre Bandare Legeh, sud de l'Iran, par un bus de nuit pour prendre un bateau pour Dubai le lendemain) ou assurer mon arrivee aux Emirats en prenant l'avion depuis le petit port où je venais de debarquer ? L'excellent accueil qu'on me fit, la charmante ballade au bord de l'eau et le sympathique déjeuner me poussèrent à passer la nuit sur place, quitte a vegeter quelque peu et à renoncer au tout-sauf-avion qui m'avait permis de faire mon long chemin à terre, depuis le début.


A propos de Busher même n'y a-t-il pas grand chose à dire : ancien grand port iranien à l'emplacement strategique, la ville a suivi une trajectoire assez dramatique depuis l'émergence de Bender Abbas, au sud du pays. Le vieux nord de la ville, près de l'eau, est à ce titre effarant de vide, les magasins fermés ou en ruine dépassant en nombre les boutiques ouvertes ; l'ambiance post-apocalypse est tout de même assez sympathique et l'on m'a souvent salué avec dans les yeux l'air de dire "Tiens, un touriste. Un touriste ?". La tranquillité du bled m'a surtout aidé a rassembler mes reflexions a propos de l'Iran, sommairement abordées précédemment : on y reviendra dans un prochain post, en tant que tel. Il était 13h ce mercredi et je quittai la Republique Islamique en avion, direction Dubaï. Je n'ai pas regretté la tournure des événements tant l'ultime vue du pays, depuis le ciel, m'a rappelé avec bonheur mes premiers jours iraniens, émerveillés par la géographie du pays. Une bien belle carte postale finale.




A propos de Busher même n'y a-t-il pas grand chose à dire : ancien grand port iranien à l'emplacement strategique, la ville a suivi une trajectoire assez dramatique depuis l'émergence de Bender Abbas, au sud du pays. Le vieux nord de la ville, près de l'eau, est à ce titre effarant de vide, les magasins fermés ou en ruine dépassant en nombre les boutiques ouvertes ; l'ambiance post-apocalypse est tout de même assez sympathique et l'on m'a souvent salué avec dans les yeux l'air de dire "Tiens, un touriste. Un touriste ?". La tranquillité du bled m'a surtout aidé a rassembler mes reflexions a propos de l'Iran, sommairement abordées précédemment : on y reviendra dans un prochain post, en tant que tel. Il était 13h ce mercredi et je quittai la Republique Islamique en avion, direction Dubaï. Je n'ai pas regretté la tournure des événements tant l'ultime vue du pays, depuis le ciel, m'a rappelé avec bonheur mes premiers jours iraniens, émerveillés par la géographie du pays. Une bien belle carte postale finale.




