Sublime road (2/2)
Trip Start
Oct 11, 2008
1
27
34
Trip End
Nov 19, 2008
La pureté de cette rencontre à peine dissipée, j'étais dans le car à direction de Natanz en train de discuter en fârsi avec un homme d'une quarantaine d'année qui souhaitait savoir comment apprendre l'anglais (j'interrompais de temps en temps la discussion par des rires nerveux, à chaque fois que je réalisais la grandeur de la situation). Un enchantement se succédant à un autre, c'est limite euphorique que je fus déposé à l'entrée de la route menant au village d'Abyuneh. Il y avait 22km à parcourir, nous avions perdu 10 degrès en une heure et il se mettait à pleuvoir. Pas question de voir son enthousiasme douché pour autant : on est en Iran ! Il y avait bien, sur le côté de la route, très bien placée, une "ajens" de taxis faisant le trajet ; l'idée comme le prix m'ont poussé à attaquer la route à pied, espérant qu'une âme généreuse ne tarderait point. Et je vous le donne dans le mille, 5mn plus tard faisais-je la rencontre de Muslim (véridique), l'un des mille habitants d'Abyuneh, avec qui nous discutâmes en chemin. Arrêtant la radio pour mettre de la techno, Muslim me donna la possibilité d'engager la conversation sur les points les plus intéressants ; il aime bien Obama mais, sur la religion, m'avouait trouver trop sévère le traitement "islamique" (Khomeiny style) à l'égard des femmes, préférant de fait son président aux Guides Suprêmes. Une première ! Et la joyeuse re-prise de conscience (ou confirmation) que décidément, ces iraniens prennent des directions terriblement variées. Arrivé à bon port, j'étais accueilli dans le seul hôtel du village par une famille adorable, mon usage du fârsi (et, j'imagine, ma bonne bouille de jeune touriste français surpris par le froid) poussant même l'un des fils ainsi que la mère (patronne) à m'inviter à rester pour la nuit (et à préparer des spaghettis pour un groupe de touristes iraniens attendus le soir même, puisque je viens de PARIS !)... C'est bien enchanté par tant d'amour que je pénétrai le sublime village, vieux de 1000 ans et dont le rouge des briques répondaient avec une beauté incroyable au blanc des monts et au vert des arbres. J'ai cru que j'allais me mettre à pleurer lorsqu'il se mît à neiger.








Comme si je n'avais pas eu ma dose d'hospitalité iranienne quotidienne, des types en costar m'embarquaient joyeusement dans leur minibus à destination de Natanz, d'où l'on peut rejoindre facilement Esfahan. Ce qui fut fait assez drôlement pour rapporter l'expérience, dans un savari (taxi collectif) conduit par un GPP (Gros Porc Persan) mettant du rap iranien à fond, non sans provoquer le mépris de mon voisin de gauche (un père de famille avec sa jeune fille en tchador à ses côtés). Le voyage a même pris une tournure délicate, notre conducteur mettant finalement de la musique trad et prenant des photos du coucher du soleil à travers la vitre. Arrivant à ce qui est largement considéré comme le joyaux, le plus beau, la pièce maitresse du pays (et même plus ! :nerd:), je tentai en vain de dégager un seul moment de la journée qui n'avait pas été illuminé par une rencontre iranienne.








Comme si je n'avais pas eu ma dose d'hospitalité iranienne quotidienne, des types en costar m'embarquaient joyeusement dans leur minibus à destination de Natanz, d'où l'on peut rejoindre facilement Esfahan. Ce qui fut fait assez drôlement pour rapporter l'expérience, dans un savari (taxi collectif) conduit par un GPP (Gros Porc Persan) mettant du rap iranien à fond, non sans provoquer le mépris de mon voisin de gauche (un père de famille avec sa jeune fille en tchador à ses côtés). Le voyage a même pris une tournure délicate, notre conducteur mettant finalement de la musique trad et prenant des photos du coucher du soleil à travers la vitre. Arrivant à ce qui est largement considéré comme le joyaux, le plus beau, la pièce maitresse du pays (et même plus ! :nerd:), je tentai en vain de dégager un seul moment de la journée qui n'avait pas été illuminé par une rencontre iranienne.


