Looing for Petra
Trip Start
Oct 11, 2008
1
8
34
Trip End
Nov 19, 2008
L'hôtel fait un peu "auberge espagnole". Tenu par "Valentine", qui lui a donné son nom, il voit passer djeunz du monde entier, pour la plupart seulement une nuit sur Petra. On m'a dit "tu verras Petra", "merveille du monde" et autres formules mirobolantes ; je reservai pour deux nuits à mon arrivée, achetai un billet trois jours.
Un point pratique avant tout, ca ne paye pas de mine et c'est fort utile. L'ancienne cité fde Petra, capitale du royaume nabathéen (qui connut son apogée au Ier sièle de notre ere), tomba quelque peu dans l'oubli après que les romains en firent une province de leur empire (j'écris super bien, bougre). "Redécouverte" au XIXè par les européens, elle a vu grandir en sa périphérie le village de Wadi Musa, voué à accueillir les infrastructures touristiques. Musa est situé au dessus de Petra, le site mondialement connu étant lui même une sorte de vallée à laquelle on accède, après un chemin que l'on parcourue en 20mn, par un long Siq, étroit kilomètre conclu par "le Tresor" (el Khazneh), monument marquant l'entrée de la vieille ville. Celle-ci, longue de 5000m environ, est entourée de masses rocheuses au coeur desquelles furent creusées tombes, monuments et autres surprises nabathéennes. On parcourt l'ensemble du site de manière assez poussive, l'entrée de la vieille ville ne se situant qu'après le Siq, long passage obligatoire. Petra nécessite donc une certaine force, un courage comme une abnégation qui, semble-t-il, favorisent la sensibilité du visiteur à la magie du site. Voilà pour les présentations.


Petra m'a, pour plusieurs raisons, rappelé Karnak : l'aspect monumental de l'ensemble, la démesure qui semble en avoir motivé les artisans, mais aussi la conservation assez inégale de l'ensemble ou son absence certaine de vie. Le point fondamental sur lequel la "cité rose" rejoint cependant le "bordel egyptien" est bel et bien le peu d'effet que l'oeuvre des Nabathéens, cette civilisation un peu batarde dont le mélange des influences (Syrienne, Arabe, Greco-romaine) a pourtant produit de jolies choses, eut sur ma personne. Pour m'exprimer plus simplement : j'ai traversé la ville antique comme j'avais parcouru les allées de l'immense complexe cultuel, avec un certain plaisir à défaut de passion. J'ai pris un rythme modeste pourtant, confiant envers les vertus du temps (celui qui avait si bien redressé le bilan de Louxor) ; je n'ai jamais fait qu'errer entre d'impressionnantes masses rocheuses dont l'absence criante de vie annihilait tout possibilité d'émouvoir (c'est un peu lourd). Ma visite fut tout de même élevée par quelques longs moments paisibles ; le premier jour auprès du Tresor, le second à l'ouest du vacarme (beaucoup de gens), ce matin sur les hauteurs. En vain pourtant, ou presque : un coup le temps n'a pas aidé un coup j'ai failli ne pas poursuivre le voyage (un session escalade douloureuse, aujourd'hui).. mais plus généralement ces sculptures dans la roche, massives, muettes et dont la seule actualité résonnait avec les "good price!" des bédouins ambulants, n'ont guère marqué. Une foule immense et la sensation malaisée de ne faire que passer, bon.

Il y a pourtant eu de jolies choses, notamment hier : je quittai l'hôtel après une nuit seulement, résolu à ne plus subir les 90mn de marches en montée qui séparaient la vieille ville de mon hôtel (l'on comprend maintenant pourquoi, la description lourdement détaillée). En proie aux doutes, alors : une visite décevante la veille, l'incertitude quant à la nuit prochaine (il est interdit de rester sur le site après le coucher du soleil), l'adieu assez brutal de Valentine, de l'hôtel Valentine (pour ceux qui suivent). Mais du coup, descendant vers le site, l'impression curieuse de "retourner à la maison", approfondir la découverte certes jusque là peu enchantée de Petra, me recueillir. Cela doit être possible, me disais-je. Ce le fut en partie dans l'après midi, le soleil se décidant enfin à percer la lourde couche de nuages qui, de manière tout à fait déprimante, minait depuis le départ du Rum le ciel jordanien. Dans la soirée aussi, caché dans ma grotte, appréciant en commando d'un soir la nuit tomber sur la vieille ville. Ce matin, plein soleil, montant au plus haut du site. Quelques jolies photos tout de même. Je quittai le site en début d'après midi, ressentant tout de même le plaisir d'avoir foulé des terres dont la beautéparle au plus gros de l'humanité.


Mon arrivé à Dana, petit village situé en bordure d'une réserve naturelle, finît de chasser les doutes qu'inévitablement, mon indifférence polie à certaines des merveilles culturelles que je rencontre fait naître: j'ai ressenti un profond plaisir à découvrir par les yeux le sauvage, le vert et le calme d'un site dont je suis déja fort épris. Je resterai deux nuits ici avant de rejoindre samedi Kerak, le Mont Nebo, Amman ; la Syrie probablement dès le lendemain.
Un point pratique avant tout, ca ne paye pas de mine et c'est fort utile. L'ancienne cité fde Petra, capitale du royaume nabathéen (qui connut son apogée au Ier sièle de notre ere), tomba quelque peu dans l'oubli après que les romains en firent une province de leur empire (j'écris super bien, bougre). "Redécouverte" au XIXè par les européens, elle a vu grandir en sa périphérie le village de Wadi Musa, voué à accueillir les infrastructures touristiques. Musa est situé au dessus de Petra, le site mondialement connu étant lui même une sorte de vallée à laquelle on accède, après un chemin que l'on parcourue en 20mn, par un long Siq, étroit kilomètre conclu par "le Tresor" (el Khazneh), monument marquant l'entrée de la vieille ville. Celle-ci, longue de 5000m environ, est entourée de masses rocheuses au coeur desquelles furent creusées tombes, monuments et autres surprises nabathéennes. On parcourt l'ensemble du site de manière assez poussive, l'entrée de la vieille ville ne se situant qu'après le Siq, long passage obligatoire. Petra nécessite donc une certaine force, un courage comme une abnégation qui, semble-t-il, favorisent la sensibilité du visiteur à la magie du site. Voilà pour les présentations.


Petra m'a, pour plusieurs raisons, rappelé Karnak : l'aspect monumental de l'ensemble, la démesure qui semble en avoir motivé les artisans, mais aussi la conservation assez inégale de l'ensemble ou son absence certaine de vie. Le point fondamental sur lequel la "cité rose" rejoint cependant le "bordel egyptien" est bel et bien le peu d'effet que l'oeuvre des Nabathéens, cette civilisation un peu batarde dont le mélange des influences (Syrienne, Arabe, Greco-romaine) a pourtant produit de jolies choses, eut sur ma personne. Pour m'exprimer plus simplement : j'ai traversé la ville antique comme j'avais parcouru les allées de l'immense complexe cultuel, avec un certain plaisir à défaut de passion. J'ai pris un rythme modeste pourtant, confiant envers les vertus du temps (celui qui avait si bien redressé le bilan de Louxor) ; je n'ai jamais fait qu'errer entre d'impressionnantes masses rocheuses dont l'absence criante de vie annihilait tout possibilité d'émouvoir (c'est un peu lourd). Ma visite fut tout de même élevée par quelques longs moments paisibles ; le premier jour auprès du Tresor, le second à l'ouest du vacarme (beaucoup de gens), ce matin sur les hauteurs. En vain pourtant, ou presque : un coup le temps n'a pas aidé un coup j'ai failli ne pas poursuivre le voyage (un session escalade douloureuse, aujourd'hui).. mais plus généralement ces sculptures dans la roche, massives, muettes et dont la seule actualité résonnait avec les "good price!" des bédouins ambulants, n'ont guère marqué. Une foule immense et la sensation malaisée de ne faire que passer, bon.

Il y a pourtant eu de jolies choses, notamment hier : je quittai l'hôtel après une nuit seulement, résolu à ne plus subir les 90mn de marches en montée qui séparaient la vieille ville de mon hôtel (l'on comprend maintenant pourquoi, la description lourdement détaillée). En proie aux doutes, alors : une visite décevante la veille, l'incertitude quant à la nuit prochaine (il est interdit de rester sur le site après le coucher du soleil), l'adieu assez brutal de Valentine, de l'hôtel Valentine (pour ceux qui suivent). Mais du coup, descendant vers le site, l'impression curieuse de "retourner à la maison", approfondir la découverte certes jusque là peu enchantée de Petra, me recueillir. Cela doit être possible, me disais-je. Ce le fut en partie dans l'après midi, le soleil se décidant enfin à percer la lourde couche de nuages qui, de manière tout à fait déprimante, minait depuis le départ du Rum le ciel jordanien. Dans la soirée aussi, caché dans ma grotte, appréciant en commando d'un soir la nuit tomber sur la vieille ville. Ce matin, plein soleil, montant au plus haut du site. Quelques jolies photos tout de même. Je quittai le site en début d'après midi, ressentant tout de même le plaisir d'avoir foulé des terres dont la beautéparle au plus gros de l'humanité.


Mon arrivé à Dana, petit village situé en bordure d'une réserve naturelle, finît de chasser les doutes qu'inévitablement, mon indifférence polie à certaines des merveilles culturelles que je rencontre fait naître: j'ai ressenti un profond plaisir à découvrir par les yeux le sauvage, le vert et le calme d'un site dont je suis déja fort épris. Je resterai deux nuits ici avant de rejoindre samedi Kerak, le Mont Nebo, Amman ; la Syrie probablement dès le lendemain.


