Les dieux sont tombés sur la tête
Trip Start
Oct 06, 2004
1
14
16
Trip End
Oct 31, 2004
Après une nuit agitée, les zèbres ne sont pas de tout repos, je décide de m'offrir un bon petit dèj à l'auberge. J'arrive un peu tôt et en profite pour faire le tour du proprio. C'est tranquille. Pas d'éléphants ce matin. Finalement la table est dressée et la maîtresse de maison arrive. Nous discutons pendant presque deux heures sans voir le temps passer. Elle heureuse de pouvoir parler français, moi sous le charme de ses histoires. Il est temps de partir.
Un dernier arrêt pour refaire le plein d'essence et de provision (2 boites de conserves. L'épicerie du coin n'est certainement pas dans le guide Michelin pour la qualité et la diversité de ses produits) et je quitte la route.
Le Kalahari, le vrai, en poussière et en chaleur, s'étend devant moi. Difficile de voir quoi que ce soit vu que c'est tout plat et un mur de broussaille me barre la vue. Il suffit de savoir que c'est là et que j'y suis aussi.
Arrivé à l'entrée, c'est le moment de vérité. J'ai entendu trop de gens me dirent différentes choses à propos du Kalahari: N'y vas pas, tu vas avoir tellement de plaisir, fais attention, prends de l'eau pour un mois... Le garde va décider pour moi. S'il dit que c'est trop dangereux ou insensé, je resterai dans la nord du parc où il y a suffisamment de va et viens. S'il me dit que c'est ok, je traverserai.
Un garde hilare m'accueille. Il me demande où sont les gens avec moi. Je suis seul. Où sont vos amis? Ils travaillent. Où est votre femme? Je n'en ai pas. Pourquoi? Je suis trop moche. Rires. J'ai un nouvel ami. Je lui explique mon plan et lui demande conseil. Avec le Defender que vous avez, vous n'aurez aucun problème. On est parti! Mais vous allez vous ennuyez sans personne à qui parler pendant 4 jours. C'est ok je me raconterai des histoires. Il me donne son numéro de téléphone perso au cas où. Je suis gonflé à bloc. En voiture!
Je passe l'après-midi à me promener dans le nord. Ramasse une glacière abandonnée sur la route et la mets sur le capot, espérant rencontrer le propriétaire en chemin.
Mon plan est d'établir mon camp bien avant la nuit. Et de manger alors qu'il fait encore jour. Je ne veux pas avoir le dos tourner lorsque les lions du Kalahari arriveront. J'ai suivi mon plan à lettre mais les lions ne sont jamais arrivés. Un couple de sud-africain est arrivé à mon campement. Ils m'ont raconté avoir vu quelques lions à 7 Km de là. Trop tard le camp est installé. Soudain ils me demandent si je n'ai pas vu une glacière. C'est votre jour de chance. Ils me remercient m'offrent de la viande fraîche, me font promettre de passer les voir lorsque je visiterai l'Afrique du Sud. Bref on est ami. Sinon pour la vie au moins pour la nuit.
Le reste de la traversée est comme l'avait annoncé le garde. Longue et ennuyeuse. Les animaux sont isolés et encore plus sauvages qu'ailleurs. Mais rien ne peut me démoraliser. Je décide cependant d'écourter mon séjour et d'accélérer le rythme. Non pas que je puisse rouler plus vite dans ces chemins de sable profond et mou, mais je roulerai plus longtemps. En trois jours je traverse le Kalahari en zigzag. Du nord-est à l'ouest puis au sud-est.
Un dernier arrêt pour refaire le plein d'essence et de provision (2 boites de conserves. L'épicerie du coin n'est certainement pas dans le guide Michelin pour la qualité et la diversité de ses produits) et je quitte la route.
Le Kalahari, le vrai, en poussière et en chaleur, s'étend devant moi. Difficile de voir quoi que ce soit vu que c'est tout plat et un mur de broussaille me barre la vue. Il suffit de savoir que c'est là et que j'y suis aussi.
Arrivé à l'entrée, c'est le moment de vérité. J'ai entendu trop de gens me dirent différentes choses à propos du Kalahari: N'y vas pas, tu vas avoir tellement de plaisir, fais attention, prends de l'eau pour un mois... Le garde va décider pour moi. S'il dit que c'est trop dangereux ou insensé, je resterai dans la nord du parc où il y a suffisamment de va et viens. S'il me dit que c'est ok, je traverserai.
Un garde hilare m'accueille. Il me demande où sont les gens avec moi. Je suis seul. Où sont vos amis? Ils travaillent. Où est votre femme? Je n'en ai pas. Pourquoi? Je suis trop moche. Rires. J'ai un nouvel ami. Je lui explique mon plan et lui demande conseil. Avec le Defender que vous avez, vous n'aurez aucun problème. On est parti! Mais vous allez vous ennuyez sans personne à qui parler pendant 4 jours. C'est ok je me raconterai des histoires. Il me donne son numéro de téléphone perso au cas où. Je suis gonflé à bloc. En voiture!
Je passe l'après-midi à me promener dans le nord. Ramasse une glacière abandonnée sur la route et la mets sur le capot, espérant rencontrer le propriétaire en chemin.
Mon plan est d'établir mon camp bien avant la nuit. Et de manger alors qu'il fait encore jour. Je ne veux pas avoir le dos tourner lorsque les lions du Kalahari arriveront. J'ai suivi mon plan à lettre mais les lions ne sont jamais arrivés. Un couple de sud-africain est arrivé à mon campement. Ils m'ont raconté avoir vu quelques lions à 7 Km de là. Trop tard le camp est installé. Soudain ils me demandent si je n'ai pas vu une glacière. C'est votre jour de chance. Ils me remercient m'offrent de la viande fraîche, me font promettre de passer les voir lorsque je visiterai l'Afrique du Sud. Bref on est ami. Sinon pour la vie au moins pour la nuit.
Le reste de la traversée est comme l'avait annoncé le garde. Longue et ennuyeuse. Les animaux sont isolés et encore plus sauvages qu'ailleurs. Mais rien ne peut me démoraliser. Je décide cependant d'écourter mon séjour et d'accélérer le rythme. Non pas que je puisse rouler plus vite dans ces chemins de sable profond et mou, mais je roulerai plus longtemps. En trois jours je traverse le Kalahari en zigzag. Du nord-est à l'ouest puis au sud-est.


