Promenade en pirogue
Trip Start
Oct 06, 2004
1
11
16
Trip End
Oct 31, 2004
Après une journée passée à ne rien faire sinon relaxer complètement (ça fatigue de rouler comme ça). Je m'embraque pour un voyage de deux jours hors du temps. La pirogue, ou Mokoro en setswana) est un frêle esquif à coté des éléphants et autres hippopotames. Mais c'est un sûr moyen de goûter l'intemporalité de ce lieu.
Le delta de l'Okavango est un lieu unique. Tellement étrange et extraordinaire que personne ne sait vraiment pourquoi ni comment c'est là. Pas grave, on fera avec. L'eau s'y écoule lentement, au rythme d'une vie faite de gestes mille fois répétés sur des pirogues creusées à même des troncs d'arbres (arbres saucisses ou acacia au choix).
Les animaux se côtoient en paix tant que les prédateurs sont à l'ombre. Les oiseaux se partagent le ciel et l'eau
Après deux heures de promenade, nous arrivons à notre point de campement pour la nuit. On dresse les tentes, allume de feu et mangeons. Protégés sous un immense arbre, la fraîcheur de l'ombre nous enveloppe merveilleusement. Une petite sieste puis Justice, mon guide, me fait faire le tour de l'île. Son anglais est rudimentaire et mon setswana horrible; mais il m'explique les empreintes de pas, les arbres déracinés, les excréments de toutes tailles.
Lentement le soleil descend sur l'horizon. La chaleur diminue enfin. Il est temps de rejoindre le camp. Le souper est frugale et paisible. La conversation limitée. Justice m'offre de goûter à son dîner (traditionnel), je lui propose de partager mon thé. Puis chacun s'enferme dans sa tente. Non sans s'être assuré qu'il y a assez de bois dans le feu pour durer le plus longtemps possible. C'est un rugissement de lion que nous venons d'entendre dans le lointain.
Le delta de l'Okavango est un lieu unique. Tellement étrange et extraordinaire que personne ne sait vraiment pourquoi ni comment c'est là. Pas grave, on fera avec. L'eau s'y écoule lentement, au rythme d'une vie faite de gestes mille fois répétés sur des pirogues creusées à même des troncs d'arbres (arbres saucisses ou acacia au choix).
Les animaux se côtoient en paix tant que les prédateurs sont à l'ombre. Les oiseaux se partagent le ciel et l'eau
28 Mokoro
. Les éléphants, sur les berges, nous ignorent. Les hippos s'amusent dans l'eau sans faire attention à nous. Images trompeuses. Nous respectons une ligne invisible qui assure notre sécurité. Et tant que nous ferrons ainsi, tout ne sera qu'harmonie autour de nous.Après deux heures de promenade, nous arrivons à notre point de campement pour la nuit. On dresse les tentes, allume de feu et mangeons. Protégés sous un immense arbre, la fraîcheur de l'ombre nous enveloppe merveilleusement. Une petite sieste puis Justice, mon guide, me fait faire le tour de l'île. Son anglais est rudimentaire et mon setswana horrible; mais il m'explique les empreintes de pas, les arbres déracinés, les excréments de toutes tailles.
Lentement le soleil descend sur l'horizon. La chaleur diminue enfin. Il est temps de rejoindre le camp. Le souper est frugale et paisible. La conversation limitée. Justice m'offre de goûter à son dîner (traditionnel), je lui propose de partager mon thé. Puis chacun s'enferme dans sa tente. Non sans s'être assuré qu'il y a assez de bois dans le feu pour durer le plus longtemps possible. C'est un rugissement de lion que nous venons d'entendre dans le lointain.


