Santiago - Valparaíso, si proche, si loin...
Trip Start
Oct 17, 2007
1
21
53
Trip End
Apr 04, 2008
Seulement 105 km séparent les deux villes phares du Chili, Santiago de Chile la capitale, et Valparaiso - « Valpo », le port mythique de la côte. Pourtant, tout les oppose. Organisation, population, ambiance, en 4 jours, ce sont 2 Chili qui se sont offerts a nous.
En route pour une visite improvisée au travers des différences de ces deux villes.
Santiago est une ville qui ne doute pas de son importance. Fière capitale, elle affiche un plan de ville aux angles droits impeccables, des habitants habillés aux dernières tendances européennes, sortant des grands immeubles de bureaux qui jalonnent le centre ville pour se ruer dans la multitude de grands magasins qui ont envahi les 2 rues piétonnes du centre. L'activité ne cesse jamais, de 9h du matin a 22h, car les magasins ne ferment pas entre 13h et 16h, malgré l'intense chaleur. En dépit de ce bouillonnement, le centre de Santiago reste un endroit parfaitement sécurisé, grâce a une présence policière particulièrement imposante. Les « carabineros » sont littéralement a tous les coins de rue, parfois même installés sous des petites tonnelles de toiles blanches. Une manifestation d'une centaine de personne pour réclamer la libération des leaders Mapuches va entraîner l'arrivée d'un contingent impressionnant de policiers, militaires en tenue anti-insurrection, fourgons blindés grillagés.
Puis, bus, 2h, 105km, Valparaiso.
Le centre ville plat, El Plan, est un charivaris indescriptible. Tout se croise et se décroise dans un ordre qui semble imperméable a toute logique, les rues, les voitures, les fils électriques qui dansent au dessus de nos têtes par paquets désordonnés, les odeurs de mer et de gaz d'échappement.
Les « Cerros » se dressent au dessus de nous, les fameux ascenseurs faisant comme des colonnes vertébrales au milieu des pentes. Les « Cerros », vus de loin, ressemblent a des tableaux pointillistes, ou chaque pointe de couleur est une maison différente.
Qui dit port dit cosmopolite, bohème. Des populations « étranges » peuplent les quais, des visages marqués, des regards qui ont l'air d'en avoir vu... pendant qu'on charge leur porte containers perclus de rouille, ces hommes attendent de partir, une fois de plus. A 17h, le centre ville sort lentement de sa léthargie, la foule des humbles se retrouve dans les rues, des contestataires sortent drapeaux et panneaux. Un concert de Jazz sur une petite place essaie de rivaliser avec le bruit des klaxons et des moteurs qui l'entourent, puis une troupe de gens, maquillés en blanc, défile dans les rues, exhibant une danse de la souffrance, en mémoire du massacre de l'école de Santa Maria de Iquique, il y a 100 ans*.
Nous avons passe la même durée dans les 2 villes. Nous avons quitté Santiago sans trop de regret, nous y avions fait ce qu'il fallait faire. Mais nous avons quitte Valparaiso a regret, sans savoir pourquoi. C'est une ville qu donne envie d'y rester, pour rien y faire. Juste pour y être.
*Massacre de Santa Maria de Iquique : 21 décembre 1907, le gouvernement fait donner la troupe contre des travailleurs du salpêtre en grève pour obtenir des améliorations sociales. Bilan : plusieurs milliers de morts. (Source : journal El Punto Final, qui ferait passer l'Huma pour un fanzine du MEDEF.)
En route pour une visite improvisée au travers des différences de ces deux villes.
Santiago est une ville qui ne doute pas de son importance. Fière capitale, elle affiche un plan de ville aux angles droits impeccables, des habitants habillés aux dernières tendances européennes, sortant des grands immeubles de bureaux qui jalonnent le centre ville pour se ruer dans la multitude de grands magasins qui ont envahi les 2 rues piétonnes du centre. L'activité ne cesse jamais, de 9h du matin a 22h, car les magasins ne ferment pas entre 13h et 16h, malgré l'intense chaleur. En dépit de ce bouillonnement, le centre de Santiago reste un endroit parfaitement sécurisé, grâce a une présence policière particulièrement imposante. Les « carabineros » sont littéralement a tous les coins de rue, parfois même installés sous des petites tonnelles de toiles blanches. Une manifestation d'une centaine de personne pour réclamer la libération des leaders Mapuches va entraîner l'arrivée d'un contingent impressionnant de policiers, militaires en tenue anti-insurrection, fourgons blindés grillagés.
Le sapin Coca Cola de Santiago
Qu'on se le dise, Santiago est une ville profondément ma-té-riel-le. Rien ne semble distraire cette ville de sa course a la réussite, même les « cafés con piernas » ne perturbent pas les hommes d'affaires qui viennent y lire leur journal du matin (« cafe con piernas », littéralement « café avec des jambes », sont des cafés complètement normaux, qui servent un excellent café, sauf qu'il est servi par de jeunes femmes extrêmement courts vêtues, c'est même très très extrême, et dans certains endroits, c'est carrément en string - désolé messieurs, je n'ai pas osé prendre de photos). Sur la place centrale, tous les après midi, les hommes se rassemblent pour jouer aux Echecs, alors qu'un orchestre en grand uniforme joue des morceaux du répertoire de Noël, accompagnés d'un groupe d'enfants choristes. Il n'y a pas vraiment de place pour le folklore local, et si ce n'était les visages métissés et indigènes, on pourrait vraiment se croire dans une grande ville européenne.Puis, bus, 2h, 105km, Valparaiso.
Le centre ville plat, El Plan, est un charivaris indescriptible. Tout se croise et se décroise dans un ordre qui semble imperméable a toute logique, les rues, les voitures, les fils électriques qui dansent au dessus de nos têtes par paquets désordonnés, les odeurs de mer et de gaz d'échappement.
Les « Cerros » se dressent au dessus de nous, les fameux ascenseurs faisant comme des colonnes vertébrales au milieu des pentes. Les « Cerros », vus de loin, ressemblent a des tableaux pointillistes, ou chaque pointe de couleur est une maison différente.
Insaisissables couleurs...
Du jaune, du rouge, du bleu, du vert, du marron, teintes pastel ou appuyées, c'est un gigantesque arc en ciel qui se montre a nos yeux, mais un arc en ciel de tôle ondulée. Les rues sont défoncées, les maisons semblent sur le point de s'écrouler, et les tôles qui les recouvrent leur donne définitivement un aspect temporaire. Elles sont pourtant le visage immuable de Valparaiso, quand le port en est le coeur. Ces collines sont insaisissables, leur beauté est fugace, les images nous échappent. Cette ville est un mirage permanent, on croit toujours que c'est plus beau sur le Cerro d'après.
Les maisons de Valpo, pretes a s'ecrouler
Qui dit port dit cosmopolite, bohème. Des populations « étranges » peuplent les quais, des visages marqués, des regards qui ont l'air d'en avoir vu... pendant qu'on charge leur porte containers perclus de rouille, ces hommes attendent de partir, une fois de plus. A 17h, le centre ville sort lentement de sa léthargie, la foule des humbles se retrouve dans les rues, des contestataires sortent drapeaux et panneaux. Un concert de Jazz sur une petite place essaie de rivaliser avec le bruit des klaxons et des moteurs qui l'entourent, puis une troupe de gens, maquillés en blanc, défile dans les rues, exhibant une danse de la souffrance, en mémoire du massacre de l'école de Santa Maria de Iquique, il y a 100 ans*.
Nous avons passe la même durée dans les 2 villes. Nous avons quitté Santiago sans trop de regret, nous y avions fait ce qu'il fallait faire. Mais nous avons quitte Valparaiso a regret, sans savoir pourquoi. C'est une ville qu donne envie d'y rester, pour rien y faire. Juste pour y être.
*Massacre de Santa Maria de Iquique : 21 décembre 1907, le gouvernement fait donner la troupe contre des travailleurs du salpêtre en grève pour obtenir des améliorations sociales. Bilan : plusieurs milliers de morts. (Source : journal El Punto Final, qui ferait passer l'Huma pour un fanzine du MEDEF.)


Comments
Bonne année
Vu que je ne vais pas approcher un ordi dans les prochains jours : bonne année ! Portez-vous bien les amis. Ciao.
Mathieu.
Joyeux Noel!!!
gros bisous à tous les deux. passez un tres joyeux noel loin de votre famille et amis. On pense fort à vous!
bisous