D'un pays à l'autre.... (2)

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Flag of Argentina  ,
Thursday, December 6, 2007

Carte d'identité de l'Argentine
- Population : 39 millions d'habitants
- Capitale : Buenos Aires, 12 millions d'habitants (soit presque 1/3 de la population argentine), altitude 0m.
- Monnaie : Peso argentin soit 1 Peso = 0.3 dollars américains
- 52% des argentins vivent en dessous du seuil de pauvreté
 
Adios Peru...
Adios Peru...
...Buenos dias Argentina !
...Buenos dias Argentina !
Nous avez-vous suivi ?
 
Hier nous vous avons raconté nos péripéties à San Pedro de Atacama dans le désert du nord du Chili. Aujourd'hui nous vous écrivons de Salta en Argentine, de l'autre côté de la cordillère des Andes...3 pays en 1 semaine !
 
Comment ? Avec la magie des bus sud-américains ! Suivez-moi...
 
Le 27 novembre, nous revenons bredouilles à Arequipa au sud du Pérou de notre recherche des condors... El Condor no Pasara !
Le lendemain, la rage de découverte nous reprend à nouveau. Les réveils matinaux n´étant plus que des petites rigolades quotidiennes pour nous, à 5 heures, nous sautons dans un bus au doux nom de « Flores » en direction de Tacna à l'extrême sud du Pérou. 6 heures de bus brinqueballant plus tard, nous voici dans le terminal de bus de Tacna, harcelés par des « passeurs » de frontière.

Ici, la frontière se passe à 6 entassés dans une grosse américaine tout droit sortie de « Hawaï Police d'Etat », qui roule en faisant couiner sa ferraille. Le chauffeur prend les passeports de tous ses passagers et en route la troupe ! La sortie du Pérou, c'est facile comme l'entrée : un coup de tampon, au revoir et merci bien.  
 
L'entrée au Chili : se décoller de ses voisins de banquette, s'extirper de la grosse américaine, sortir son sac à dos du coffre poussiéreux et maculé de cambouis, se charger comme des baudets, passer tous les sacs aux rayons X, se passer soi-même aux rayons X, affirmer qu'aucun fruit ni légume n'a été introduit dans mes affaires, enfin recevoir le tampon d'entrée par une douanière chilienne moche à faire guérir du hoquet.
 
Nous y voilà ! Au Chili, à Arica dans la ville la plus au nord, en bord de mer et en plein désert. Sans frayeur et sans fatigue, nous sautons dans un bus de nuit en direction de Calama, ville minière du désert que nous rejoignons après 12 heures de bus, un arrêt pour contrôle de passeport à minuit et un arrêt pour contrôle des bagages à 3h du mat. et quelques arrêts intempestifs des douanes a 3 heures du matin histoire de réveiller les plus endormis et d'ouvrir tous les sacs. Enfin....après 29 heures cumulées de voyage, nous arrivons à San Pedro de Atacama ou nous avons découvert le désert pendant quelques jours!
 
Etant donné que 4 jours après notre arrivée au Chili, nous en repartons et que nous n'avons exploré qu'une partie très touristique et probablement très peu caractéristique du Chili, on vous parlera de nos impressions sur le Chili lorsqu'on y reviendra dans une quinzaine de jours par Santiago et Valparaiso.
 
De suite, nous allons vous parler de l'Argentine, nos premières impressions dans ce pays à notre arrivée. Car de San Pedro, nous avons filé sur l´Argentine, rejointe après 12 heures de bus de traversée du désert andin et des montagnes.
La sortie du Chili a lieu... à San Pedro, pourtant situé à plusieurs dizaines de kilomètres de la frontière. L'entrée en Argentine se fait elle aussi plusieurs dizaines de kilomètres après la « ligne » de frontière.
 
Et nous voilà en Argentine ! Et...on peut vous le dire, c'est différent !
 
Il reste tout de même de nombreux points communs entre les 2 pays :
Le Pérou et l'Argentine restent tout de même des frères jumeaux pour...
- les petits vendeurs de bricoles, cacahuètes, pop corns, glaces que nous croisons sur les places et dans les moindres petites ruelles...
- les capitales tentaculaires que ces contrées se sont créées.
La capitale péruvienne regroupe 9 millions d'habitants sur les 27 millions de la population totale. L'Argentine ne fait pas mieux sur la répartition de la population avec 12 millions d'argentins sur les 39 du pays entassés dans la capitale.
 
A part ça, c'est le jour et la nuit  entre une Amérique du Sud Andine traditionnelle et une Amérique du Sud « européenne ».
 
- Nous sommes passés du stade de géants au stade de nains ! Du stade de « gringos » pâles au stade d'individu lambda !...
Nous sommes dans la partie andine de l'Argentine et pourtant, déjà les faciès des « indigènes » des  communautés andines ont disparu. Très peu sont réellement sombres de peau et très bruns comme les sont la majorité des péruviens. Les argentins que nous côtoyons ici sont des « Pizarro rasés », on se croirait dans les fresques de Diego Rivera sur la Conquista !
Grands, larges d'épaules, blancs de peau, parfois même de type « germanique », on préfère s'effacer à leur passage. Il faut qu'on reprenne l'habitude de lever la tête quand on veut parler à quelqu'un !
 
- Il va aussi falloir que l'on se remette en tête que nous sommes vêtus comme des « malpropres » avec nos chaussures de randonnée et nos laines polaires...ici, la mode n'est plus au jogging et aux baskets fonctionnelles comme dans les villes et villages péruviens. Ici, les hommes sont élégants à l'italienne et les femmes n'ont rien à envier à leurs homologues européennes les plus class. Je n'avais qu'à penser à prendre mes talons !
Et mon déguisement de petite péruvienne en jupe traditionnelle ne passera pas non plus...l'Argentine ne regroupe plus de communauté traditionnelle et nous devons donc dire au revoir à nos petites bonnes femmes vêtues de multiples jupes et châles brodés, c'est fini tout ça, place au modernisme.
 
- Nous découvrons à Salta que les argentins « savent vivre », tout au moins selon nos critères français ! Et vous l'aurez compris je parle de BOUFFE ! Nous quittons le Pérou avec une overdose de poulet et de riz, une overdose de Inca Kola... et un petit ras le bol de recevoir systématiquement notre boisson quand nous avons terminé notre plat.
On arrive en Argentine pour découvrir leur « savoir-vivre » : plus de poulet, ici c'est le règne du boeuf. YOUPI ! Et tant pis pour mes accès végétariens, je vous ferai une crise anti-boeuf dans quelques jours de toute façon. L'attaque de la medialuna !
L'attaque de la medialuna !

Le pain ressemble à du pain. Ils mangent des « medialunas » au petit-déjeuner qui ressemblent de manière fabuleuse à des croissants !
On redécouvre de la charcuterie autour de « tapas » à la mode espagnole, en ayant dégusté au préalable notre verre de vin ! Car oui, il y a du vin en Argentine, plein de vin qu'on est hyper impatient de déguster.
On se croirait dans une ville du Sud de l'Espagne. L'Argentine nous démontre que les terrasses existent en Amérique du Sud et qu'il est bon de se prélasser devant une boisson sous un parasol durant la chaleur de l'après-midi. Chose qui était tout simplement INIMAGINABLE en Equateur et au Pérou, voilà que les tables sur les trottoirs réapparaissent.
 
- Notre arrivée en Argentine rime également avec le retour de la verdure. Les montagnes autour de Salta sont couvertes d'arbres gorgés de chlorophylle. Le désert côtier du Pérou semble bien loin lorsque l'on voit les paysans du coin se déplacer à dos de cheval au milieu des champs verdoyants.
 
- En caricaturant un peu, dans les pays andins, on avait le choix entre 2 types de voitures : les moches et les vieilles. Les moches, c'étaient les voitures asiatiques, les vieilles, c'étaient les américaines. Ici, on trouve une diversité étonnante qui nous permet de re-vivre des scènes d'un autre temps. Quel plaisir de voir une Renault 6 se faire klaxonner par une Peugeot 504, tandis que derrière, le chauffeur de la Renault 11, qui incarne résolument la modernité de la nouvelle génération, attend patiemment au son de sa radio FM...  Un vrai musée vivant, le seul qui permet de voir rouler toutes les Renault et Peugeot de 1970 à nos jours.
 
Je n'en ajouterais pas plus, vous l'aurez compris, nous avons quitté le Pérou et ses traditions et folklores pour rentrer dans une Argentine qui nous semble très européanisée. A défaut de costumes folkloriques, nous allons découvrir leurs vins et je suis sûre que nous n'y perdrons pas au change ! 

 
Alors « AU-REVOIR le PEROU, BONJOUR l'ARGENTINE ! »
  
PS : un coup d'oeil sur les statistiques pour les abonnés qui aiment bien ça.
On a parcouru depuis notre départ le 17 octobre quelques 7300 kilomètres en bus... soit 155 heures dans ces transports devenus nos amis les plus proches ! En moyenne, 47 kms/heure !
Where I stayed
Hotel Helena
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Comments

ameliepoggi
ameliepoggi on Dec 9, 2007 at 10:56AM

the question
mais où est la nutella pour aller avec les croissants ?????
Amélie

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