Le festin de Gargantua dans les Andes
Trip Start
Oct 17, 2007
1
13
53
Trip End
Apr 04, 2008
Imaginez-vous dans les Andes au Pérou ou en Equateur, dans une grande ville ou dans un petit village. Nous avons vagabondé de découvertes en découvertes depuis le matin, le sac a dos commence à tirer sur les épaules, les jambes sont lourdes et le repas du matin est déjà loin...
C'est normal, il est 18 heures, le soleil entame sa descente et notre estomac commence à se faire entendre ! 18 heures, l'heure fatidique à laquelle la recherche du repas du soir entre en action.
Deux options s'offrent a nous selon le bled ou l'on crèche.
Un « pueblo » perdu au milieu des montagnes constitue l'alternative la plus simple et sans discussion : un « comedor » dans lequel nous nous installons puisque c'est l'unique endroit qui nous servira à manger. Là, le plat est unique et donc non discutable . riz pommes de terre, poulet. Comme ca, on n'est pas blasés ! Et comme on n'a pas le choix, pas de discussion possible !
Le recherche se fait réellement sportive quand on est en ville...avec du choix !
Ou aller ? Que manger ? Mais que faire ?
Ne nous plaignons pas, nous sommes plus qu'aidés par les panonceaux affichés aux entrées des « comedors » et restos et par les odeurs alléchantes qui les accompagnent... « Pollo asado », « pollo a la plancha », « pechuga a la milanesa ». Autant de noms exotiques qui nous font indéniablement saliver ! Autant de doux noms qui ne font que décrire le poulet sous différentes formes !
Un coup d'oeil à l'intérieur nous permet de jauger du cadre « romantique » que nous allons y trouver. Quelques tables en bois, des chaises assorties, quelques tâches graisseuses sur les nappes et voilà un parfait cadre pour un tête a tête des plus mielleux ! Entrons ? Entrons pas ?
Mais on est bien trop polis ! Les « autochtones » se gênent moins que nous sur les bonnes manières : Entrés en clan, assis et installés, calés sur leurs chaises, un coup d'oeil sur la carte et les voilà déjà repartis car cela ne semble pas leur convenir ! Si toutefois leur choix s'est porté sur la « merienda » du jour, soupe aux pâtes + poulet + riz et frites et maté de coca, alors là c'est différent. Ils s'assoient, seuls ou a plusieurs et une secousse les ferait pas moufter : penchés et même allongés sur la table, à peine un regard pour les autres, le poulet doit vite venir à leur bouche et la soupe aussi ! L'important c'est l'alimentation. Alors pas de pitié pour les autres ! Chacun engloutit sa ration et chacun se concentre sur son poulet !
Comment pouvons-nous avoir l'espoir d'un dîner en amoureux dans ces conditions ? On est juste un peu utopistes et pour deux raisons !
La première serait d'être tous les deux des « pollo » addicts, soit des adorateurs de poulet. Eh oui dans les Andes, on mange du poulet et même beaucoup de poulet ! Et même pour le rendre encore plus attirant, on l'accompagne de riz et de patates , oui oui mon bon monsieur ! Mais si les variantes nous tentent, pas de souci, ajoutez une louche de maïs bouilli, un soupcon de maïs grillé et une demi ration de « frijoles » ( haricotes rouges) !
Quoi ? Y'a pas de verdure ? Eh oui dans les Andes, la verdure ne se croise pas à tous les coins de rue ou alors elle est remplacée par des oeufs pour plus de légéreté ! Pour les bons francais que nous sommes, fiers porteurs du drapeau de la cuisine francaise et ses variétés, la « mono » alimentation amdine nous inquiète... Et pour une presque végétarienne que je suis, la catastrophe guette ! Mais, pas de soucis, à tous les coins de rues, vous pouvez trouver des « empanadas verde », chaussons de pâte supposés végétariens, fourrés de fromage et de... poulet ! Le poulet c'est blanc, donc ce n'est pas de la viande ! Bienvenue dans les Andes !
La seconde raison pour laquelle nous sommes utopistes sur le dîner en amoureux, c'est la conception du repas. Malgré nos ventres affamés, les francais que nous restons « indissocions » le repas et la convivialité. Une bonne bouffe, de bons amis, un bon verre de rouge, rien que de plus mormal ! Les andins semblent donner une signification plus simple au repas qui est... alimentaire au sens premier du terme. On mange pour se sustanter. Et après tout c'est bien son utilité principale !
Alors en bons vivants, nous nous inquiétons de la convivialité. Qui définitivement n'est pas dans le repas ! Non, car comment appeler convivial un repas que le premier convive est en train de terminer lorsque le second entame à peine son entrée parce que la notion de synchronisation des plats n'existe pas ?
Mais ou se cache cette satanée convivialité de la bouffe si chère aux francais ?
AILLEURS ! Et partout ailleurs !
Dans l'énorme part de gateau crémeux au goût d'éponge
au goût de Bubble Gum qu'ils partagent entre écoliers...dans la « gelatina » qu'ils s'offrent en amoureux et dégustent sur les bancs publics... dans la glace qu'ils léchent n'importe ou et n'importe quand à peine sortie du chariot d'un vendeur ambulant qui la réfrigère en soufflant dessus...dans le sachet plastique garni de riz et maïs dont ils se léchent les doigts dans les bus, agglutinés les uns aux autres...
Eh oui, les andins raffolent ds petits grignotages et y dépensent beaucoup. Je n'évoquerais pas là l'alimentation équilibrée... Vaut mieux pas en parler au risque de faire frémir les nutritionistes !
Et alors dans tout ca, nous on devient quoi ?
ON trouvera forcément un truc à grailler à 18 heures ! Ca ne nous fera pas rêver mais c'est normal, vous l'avez compris, c'est la glace du marchand ambulant qui nous fera rêver !
Par contre, là ou ils devraient de suite arrêter leurs blagues, qui risquent de me rendre définitivement « sugar-addict », ce sont les pains !
Le pain, quelque soit sa forme, est un pain de mie voire un pain au lait... Et même mieux, un pain en forme de croissant nous réservera la surprise d'un morceau de poulet, fromage de brebis ou caramel. Ca dépend du karma du jour !
Et là, moi je dis... le pain au brebis, le poulet frites et l'inka cola au petit-dej ( oui, ils adorent !) : NON je ne suis pas d'accord.
Faut pas pousser mamie trop loin de son Nutella. J'accepterais la confiture au petit-dej mais pas le poulet frites !
C'est normal, il est 18 heures, le soleil entame sa descente et notre estomac commence à se faire entendre ! 18 heures, l'heure fatidique à laquelle la recherche du repas du soir entre en action.
Deux options s'offrent a nous selon le bled ou l'on crèche.
Un « pueblo » perdu au milieu des montagnes constitue l'alternative la plus simple et sans discussion : un « comedor » dans lequel nous nous installons puisque c'est l'unique endroit qui nous servira à manger. Là, le plat est unique et donc non discutable . riz pommes de terre, poulet. Comme ca, on n'est pas blasés ! Et comme on n'a pas le choix, pas de discussion possible !
Le recherche se fait réellement sportive quand on est en ville...avec du choix !
Ou aller ? Que manger ? Mais que faire ?
Ne nous plaignons pas, nous sommes plus qu'aidés par les panonceaux affichés aux entrées des « comedors » et restos et par les odeurs alléchantes qui les accompagnent... « Pollo asado », « pollo a la plancha », « pechuga a la milanesa ». Autant de noms exotiques qui nous font indéniablement saliver ! Autant de doux noms qui ne font que décrire le poulet sous différentes formes !
Miam un morceau de poulet
Un coup d'oeil à l'intérieur nous permet de jauger du cadre « romantique » que nous allons y trouver. Quelques tables en bois, des chaises assorties, quelques tâches graisseuses sur les nappes et voilà un parfait cadre pour un tête a tête des plus mielleux ! Entrons ? Entrons pas ?
Un menu allechant
En bons francais « bien élevés » par nos parents, nous demandons la carte avec les prix, histoire de voir si notre bourse est attirée par le même lieu ! Mais on est bien trop polis ! Les « autochtones » se gênent moins que nous sur les bonnes manières : Entrés en clan, assis et installés, calés sur leurs chaises, un coup d'oeil sur la carte et les voilà déjà repartis car cela ne semble pas leur convenir ! Si toutefois leur choix s'est porté sur la « merienda » du jour, soupe aux pâtes + poulet + riz et frites et maté de coca, alors là c'est différent. Ils s'assoient, seuls ou a plusieurs et une secousse les ferait pas moufter : penchés et même allongés sur la table, à peine un regard pour les autres, le poulet doit vite venir à leur bouche et la soupe aussi ! L'important c'est l'alimentation. Alors pas de pitié pour les autres ! Chacun engloutit sa ration et chacun se concentre sur son poulet !
Comment pouvons-nous avoir l'espoir d'un dîner en amoureux dans ces conditions ? On est juste un peu utopistes et pour deux raisons !
La première serait d'être tous les deux des « pollo » addicts, soit des adorateurs de poulet. Eh oui dans les Andes, on mange du poulet et même beaucoup de poulet ! Et même pour le rendre encore plus attirant, on l'accompagne de riz et de patates , oui oui mon bon monsieur ! Mais si les variantes nous tentent, pas de souci, ajoutez une louche de maïs bouilli, un soupcon de maïs grillé et une demi ration de « frijoles » ( haricotes rouges) !
Quoi ? Y'a pas de verdure ? Eh oui dans les Andes, la verdure ne se croise pas à tous les coins de rue ou alors elle est remplacée par des oeufs pour plus de légéreté ! Pour les bons francais que nous sommes, fiers porteurs du drapeau de la cuisine francaise et ses variétés, la « mono » alimentation amdine nous inquiète... Et pour une presque végétarienne que je suis, la catastrophe guette ! Mais, pas de soucis, à tous les coins de rues, vous pouvez trouver des « empanadas verde », chaussons de pâte supposés végétariens, fourrés de fromage et de... poulet ! Le poulet c'est blanc, donc ce n'est pas de la viande ! Bienvenue dans les Andes !
La seconde raison pour laquelle nous sommes utopistes sur le dîner en amoureux, c'est la conception du repas. Malgré nos ventres affamés, les francais que nous restons « indissocions » le repas et la convivialité. Une bonne bouffe, de bons amis, un bon verre de rouge, rien que de plus mormal ! Les andins semblent donner une signification plus simple au repas qui est... alimentaire au sens premier du terme. On mange pour se sustanter. Et après tout c'est bien son utilité principale !
Alors en bons vivants, nous nous inquiétons de la convivialité. Qui définitivement n'est pas dans le repas ! Non, car comment appeler convivial un repas que le premier convive est en train de terminer lorsque le second entame à peine son entrée parce que la notion de synchronisation des plats n'existe pas ?
Mais ou se cache cette satanée convivialité de la bouffe si chère aux francais ?
AILLEURS ! Et partout ailleurs !
Dans l'énorme part de gateau crémeux au goût d'éponge
Un petit morceau d'eponge !!
qu'ils engouffrent avec un café à l'heure de l'apéro...dans la bouteille d'INKA Cola
Verre d'Inka Cola
au goût de Bubble Gum qu'ils partagent entre écoliers...dans la « gelatina » qu'ils s'offrent en amoureux et dégustent sur les bancs publics... dans la glace qu'ils léchent n'importe ou et n'importe quand à peine sortie du chariot d'un vendeur ambulant qui la réfrigère en soufflant dessus...dans le sachet plastique garni de riz et maïs dont ils se léchent les doigts dans les bus, agglutinés les uns aux autres...
Un vrai petit grignotage sur les bancs publics
Eh oui, les andins raffolent ds petits grignotages et y dépensent beaucoup. Je n'évoquerais pas là l'alimentation équilibrée... Vaut mieux pas en parler au risque de faire frémir les nutritionistes !
Et alors dans tout ca, nous on devient quoi ?
ON trouvera forcément un truc à grailler à 18 heures ! Ca ne nous fera pas rêver mais c'est normal, vous l'avez compris, c'est la glace du marchand ambulant qui nous fera rêver !
Par contre, là ou ils devraient de suite arrêter leurs blagues, qui risquent de me rendre définitivement « sugar-addict », ce sont les pains !
Le pain, quelque soit sa forme, est un pain de mie voire un pain au lait... Et même mieux, un pain en forme de croissant nous réservera la surprise d'un morceau de poulet, fromage de brebis ou caramel. Ca dépend du karma du jour !
Et là, moi je dis... le pain au brebis, le poulet frites et l'inka cola au petit-dej ( oui, ils adorent !) : NON je ne suis pas d'accord.
Faut pas pousser mamie trop loin de son Nutella. J'accepterais la confiture au petit-dej mais pas le poulet frites !


Comments
Vivement le steak frite!
vu le régime pouletiste que vous subissez, vivement le steak frite!
à+
Ced
miam!
bon, moi, ce midi, je vais me faire mon reste de risotto, le boeuf bourguignon de maman dimanche soir est déjà trop loin :-)))
Must'have... Mustache
Charles, il faut que tu arretes de prendre Vanessa en photo avec le guide à moustache !!
Cool votre blog, ca nous fait voyager depuis Paris ... j'espère que votre sherpa ne fait pas la grève ?!
Bises
Sergio
repas
eh ben moi je me contenterai pour faire simple d'un sandwich au foie gras (à la place de la mayo)accompagné de quelques effilochades de magret confit
et pour finir une bonne croustade gersoise (pommes flambées à l'armagnac)....si si!!!!!!! ah mince j'ai oublié la verdure.................
ha cette chere bouffe !
enfin on peut vous narguer un peu nous aussi : moi dimanche midi j'ai savouré une nage de gambas et coquilles saint-jacques sauce curry-coco , mijotée par beau-papa , suivie d'un croustillant gateau chocolat / nougatine ! nous avons fini les restes hier avec le rom : un pur délice ... ( nananèreu !!! ), et attendez un peu les menus des fêtes de fin d'année ...