ZUMBAHUA, QILOTOA, CHUGCHILAN...
Trip Start
Oct 17, 2007
1
6
53
Trip End
Apr 04, 2008
Non ce ne sont pas des litanies chantées lors de fétes indigénes QUICHUA...
Juste et simplement des noms de villages !
Nous sommes toujours en Equateur ! Apres avoir fait une halte de marche a 5000 metres sur les hauteurs du Cotopaxi, nous decidons de devenir quelque peu raisonnables et nous partons un peu plus vers le Sud, a Latacunga, toujours dans les montagnes andines equatoriales, mais, restons sages, a 3500 metres seulement !!
Latacunga est a quelques 100 kilometres au Sud de Quito, située entre les volcans du Cotopaxi au nord et du Chimborazo au sud, le plus haut volcan de ce cote ci de la planete.
Latacunga en elle-meme n'a pas grand interet sauf celui de faire une halte avant de partir a la decouverte de sa region et de ses habitants.
Jeudi matin, nous montons a bord d'un bus brinquebalant en direction de Zumbahua
La region est tres vallonnée, de petites fermes bordent la route, des troupeaux de moutons traversent sans se soucier des automobiles qui passent en moyenne toutes les demi heures pas plus.
Une extreme pauvrete regne dans cette region ou la boue et la poussiere semblent avoir le dessus sur tout. Dans cette atmosphere, les indigenes qui vivent dans ces montagnes sont incroyables... un sourire de notre part amene un sourire de leur part, un geste amene un geste, un mot amene un mot. Les yeux petillent, les vetements barioles de rouge, rose et jaune des femmes font oublier la poussiere et la terre battue des sols de leurs cahutes. Nos esprits europeens restent « coua » devant autant de simplicite, de gentillesse et de bonheur de vivre qui émane d'eux. Une bien belle lecon d'humilite que nous donnent ces paysans qui vivent de si peu et sont si souriants
Nous, a part marcher nos 14 kms et les faire rire de notre « stupidite », on leur amene surtout nos tete de « gringos » et nos bafouillages en castillans et Quichuas avec leurs adorables bambins !
Faut dire que dans le coin, c'est vraiment le pays ou les oies ont mangé le facteur et l'employe du telephone aussi, car il n'y a pas de lignes fixes la bas ! ( Les inities auront compris que l'expression n'est pas de moi mais de Charles mais il m'a obligee a la mettre sous peine de pas avoir mon « pollo asado con arroz » au diner ce soir donc j'ai craque !!).
Apres 3 heures de marche intensive pour rallier Qilotoa et passer de 3500 a 3900 metres d'altitude, nous cherchons ou dormir a Qilotoa. Petit bled perdu a cote d'une lagune volcanique a 4000 metres, on fait tres vite le tour de Qilotoa, 500 habitants a tout casser et 3 cabanas pour dormir qui se battent en duel. On choisit celle qui semble la moins brinquebalante. La petite bonne femme qui nous accueille est adorable,1m40 pas plus, de jolis mi bas de laine, une tresse noire de jai, un petit chapeau a plume vert canard et des jupons rose fushias. Le tout agremente d'un sourire incroyable qui nous en ferait oublier le froid ambiant, le poele qui ne marche pas dans la chambre, et les 5 couvertures sous lesquelles on va tenter de ne pas geler pendant la nuit
Le lendemain, on a survecu au gel ambiant et on est d'attaque pour rallier a pied CHUNGCHILLAN en decouvrant la lagune de QILOTOA. Paysages andins somptueux, clins d'oeil de lamas et de cochons, grands signes enjoues des paysans, lagune bleue alcaline... les marches en altitude ne nous font plus ni chaud ni froid, on entretient notre souffle !
CHUGCHILLAN, enfin, apres 5 heures de marche, nous apparait ! Village perdu dans la montagne, un peu plus de confort que Qilotoa pourtant, pour preuve ils ont des lignes de tel fixes. Toujours 5 couvertures et un bon bouillon chaud pour nous recompenser de nos efforts !
Il nous faut bien ca car samedi, nous avons pour objectif de rallier Chugchillan a Guayaquil, deuxieme grande ville d'Equateur situee sur la cote, soit passer de 3800 d'altitude a ...0 !!
Et donc encore une fois ca se merite. Le seul bus qui repart a Latacunga, de Chugchilan, le samedi matin, il part a ... 3h du matin !! Pourquoi ? parce qu il y a 5h de route, et qu'il emmene les paysans qui vont au marche du samedi matin a Latacunga ! Voila, du coup, on se leve a 2h30 du mat, on embarque dans un bus tres local, le chauffeur de bus, dans un coin comme ca, c'est une vraie star, car les routes sont dans un etat... d'ailleurs, ce sont des pistes, pas des routes. Mais quand on decouvre enfin le paysage au lever du soleil avec ses couleurs dorees par le rechauffement, on en oublie comment on se gele dans le coin !
Arrivee a Latacunga vers 7h, le marche emmerge avec l'arrivee des paysans des villages environnants.
1 heure de bus pour Ambato... et 7 heures pour Guayaquil !
Apres 15 heures de trajet, nous decouvrons Guayaquil et « oh,stupeur», il fait chaud ici,meme lourd, contrairement au froid de Quito et des montagnes andines... mais les habitants ne sourient pas... serait ce le froid andin qui rend les gens adorables ? On vous dira tres vite ce qu'en disent les tortues des Galapágos !
Juste et simplement des noms de villages !
Nous sommes toujours en Equateur ! Apres avoir fait une halte de marche a 5000 metres sur les hauteurs du Cotopaxi, nous decidons de devenir quelque peu raisonnables et nous partons un peu plus vers le Sud, a Latacunga, toujours dans les montagnes andines equatoriales, mais, restons sages, a 3500 metres seulement !!
Latacunga est a quelques 100 kilometres au Sud de Quito, située entre les volcans du Cotopaxi au nord et du Chimborazo au sud, le plus haut volcan de ce cote ci de la planete.
Latacunga en elle-meme n'a pas grand interet sauf celui de faire une halte avant de partir a la decouverte de sa region et de ses habitants.
Jeudi matin, nous montons a bord d'un bus brinquebalant en direction de Zumbahua
"Pourquoi on ne broute pas de l'herbe?"
. Le bus n'est pas que brinquebalant ...il est surtout bonde de paysans accompagnes de leurs poules sur le toit ! Evidemment on fait figure de martiens dans ce coin perdu. La region est particulierement pauvre et habitée de paysans. Alors des tetes de gringos au nez rouge de leur premier coup de soleil des andes, ils n'en voient pas vraiment tous les jours... Et des touristes qui s'obstinent a prendre leurs pieds pour rallier Qilotoa a 14 kms plutot que de sauter dans la premiere benne de camion qui se présente, ils en voient encore moins !!La region est tres vallonnée, de petites fermes bordent la route, des troupeaux de moutons traversent sans se soucier des automobiles qui passent en moyenne toutes les demi heures pas plus.
Une extreme pauvrete regne dans cette region ou la boue et la poussiere semblent avoir le dessus sur tout. Dans cette atmosphere, les indigenes qui vivent dans ces montagnes sont incroyables... un sourire de notre part amene un sourire de leur part, un geste amene un geste, un mot amene un mot. Les yeux petillent, les vetements barioles de rouge, rose et jaune des femmes font oublier la poussiere et la terre battue des sols de leurs cahutes. Nos esprits europeens restent « coua » devant autant de simplicite, de gentillesse et de bonheur de vivre qui émane d'eux. Une bien belle lecon d'humilite que nous donnent ces paysans qui vivent de si peu et sont si souriants
Il va etre propre, mon linge !
!Nous, a part marcher nos 14 kms et les faire rire de notre « stupidite », on leur amene surtout nos tete de « gringos » et nos bafouillages en castillans et Quichuas avec leurs adorables bambins !
Faut dire que dans le coin, c'est vraiment le pays ou les oies ont mangé le facteur et l'employe du telephone aussi, car il n'y a pas de lignes fixes la bas ! ( Les inities auront compris que l'expression n'est pas de moi mais de Charles mais il m'a obligee a la mettre sous peine de pas avoir mon « pollo asado con arroz » au diner ce soir donc j'ai craque !!).
Apres 3 heures de marche intensive pour rallier Qilotoa et passer de 3500 a 3900 metres d'altitude, nous cherchons ou dormir a Qilotoa. Petit bled perdu a cote d'une lagune volcanique a 4000 metres, on fait tres vite le tour de Qilotoa, 500 habitants a tout casser et 3 cabanas pour dormir qui se battent en duel. On choisit celle qui semble la moins brinquebalante. La petite bonne femme qui nous accueille est adorable,1m40 pas plus, de jolis mi bas de laine, une tresse noire de jai, un petit chapeau a plume vert canard et des jupons rose fushias. Le tout agremente d'un sourire incroyable qui nous en ferait oublier le froid ambiant, le poele qui ne marche pas dans la chambre, et les 5 couvertures sous lesquelles on va tenter de ne pas geler pendant la nuit
Me pousse pas ou je tombe...
. On partage la chaleur du poele avec la famille ainsi qu'une bonne soupe chaude !Le lendemain, on a survecu au gel ambiant et on est d'attaque pour rallier a pied CHUNGCHILLAN en decouvrant la lagune de QILOTOA. Paysages andins somptueux, clins d'oeil de lamas et de cochons, grands signes enjoues des paysans, lagune bleue alcaline... les marches en altitude ne nous font plus ni chaud ni froid, on entretient notre souffle !
CHUGCHILLAN, enfin, apres 5 heures de marche, nous apparait ! Village perdu dans la montagne, un peu plus de confort que Qilotoa pourtant, pour preuve ils ont des lignes de tel fixes. Toujours 5 couvertures et un bon bouillon chaud pour nous recompenser de nos efforts !
Il nous faut bien ca car samedi, nous avons pour objectif de rallier Chugchillan a Guayaquil, deuxieme grande ville d'Equateur situee sur la cote, soit passer de 3800 d'altitude a ...0 !!
Et donc encore une fois ca se merite. Le seul bus qui repart a Latacunga, de Chugchilan, le samedi matin, il part a ... 3h du matin !! Pourquoi ? parce qu il y a 5h de route, et qu'il emmene les paysans qui vont au marche du samedi matin a Latacunga ! Voila, du coup, on se leve a 2h30 du mat, on embarque dans un bus tres local, le chauffeur de bus, dans un coin comme ca, c'est une vraie star, car les routes sont dans un etat... d'ailleurs, ce sont des pistes, pas des routes. Mais quand on decouvre enfin le paysage au lever du soleil avec ses couleurs dorees par le rechauffement, on en oublie comment on se gele dans le coin !
Arrivee a Latacunga vers 7h, le marche emmerge avec l'arrivee des paysans des villages environnants.
1 heure de bus pour Ambato... et 7 heures pour Guayaquil !
Apres 15 heures de trajet, nous decouvrons Guayaquil et « oh,stupeur», il fait chaud ici,meme lourd, contrairement au froid de Quito et des montagnes andines... mais les habitants ne sourient pas... serait ce le froid andin qui rend les gens adorables ? On vous dira tres vite ce qu'en disent les tortues des Galapágos !


Comments
continuez
Vos articles sont vraiment bien écrits. Continuez, car j'ai envie de continuer à vous lire.
Massimo
mer ou montagne
moi ca me rassure que ce soient les montagnards les + souriants vu que j'ai choisi d aller me percher dans les alpages ! mais des fois un peu de chaleur ca fait pas de mal non plus ... a + , anso
Impressionnant!
De beaux articles et de magnifiques photos qui permettent de s'échapper quelques instants de la grisaille parisienne...En tout cas, je suis impressionné par le nombre de kilomètres parcourus en si peu de temps et votre organisation! A+, marko
Salut les aventuriers !!!
Heureux que ça se passe bien, moi je profite un max de vos infos de mon bureau londonien, je respire un bol d'air frais à chaque fois ! Continuez comme ça, je vis ça par procuration, mais je sais pas si je serais cap de le faire.
En tt cas merci pour les commentaires et les photos j'ai l'impression de suivre une nouvelle aventure de Tintin :-)) !
Bon courage et bonne continuation. Comme le disait le gars à la fin des Mystérieuses Cités d'Or 'Au revoir, à bientôt'. NICO CASELLA
Mouais
Bon, super super, genre il fait froid et tout, mais bon, vous êtes pas très malin, il suffit d'augmenter le chauffage, ha là là, faut tout leur expliquer ;-)))
extraordinaire...
Merci à vous qui me permettez de rêver par vos aventures...!
Gros bisous italiens!
A@...Rosi