Quito, la contrastée
Trip Start
Oct 17, 2007
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Trip End
Apr 04, 2008
Jeudi 18 octobre 2007, 11h heures locales : Arrivée à Quito, capitale de l'Equateur
EQUATEUR
- Pays andin de 13.3 millions d'habitants
- 60 a 70% des équatoriens vivent en dessous du seuil de pauvreté
- Monnaie : Dollar américain
- Capitale QUITO : 1.4 millions d'habitants, 2900 mètres d'altitude
L'Equateur est un pays de contrastes... des le premier abord !
Des faciès d'indigènes, de « meztizos », des peaux claires, des peaux noires, des constructions coloniales mixées avec des immeubles ultra modernes, ultra bétonnés, des femmes sur - pomponnées, aux tenues occidentales hyper sexy, jean moulant, chaussures à talons, poitrine en avant, achetant leurs chewing-gums ou cigarettes a l'unité (!) aux vendeuses des rues habillées en tenue traditionnelle..
A l'assaut de Quito !
. une large jupe, un châle couvrant leurs épaules et un petit chapeau de feutre de forme « panama » vert canard avec une plume décorative...Le contraste de la classe aisée se modernisant à vitesse grand V et des classes modestes liées aux traditions. Est-ce un vrai désir de conservation des traditions ou une « bouée de secours » face au modernisme croissant ? Choix ou contrainte ?
L'Equateur est fier de sa culture, le montre, l'écrit et le hurle à chaque coin de rue par des slogans particulièrement vindicatifs. Fiers de leur système éducatif, de leur culture, de leur patriotisme, revendiqué sur les multiples affiches et peintures murales. Ils revendiquent haut et fort leur appartenance à une entité forte en Amérique latine.
Et pourtant... pourtant... leur monnaie est le DOLLAR ! Le dollar américain.
Pas la monnaie utilisé par les touristes dans les lieux touristiques comme a Cuba : non. LA monnaie nationale est le dollar américain : POINT.
Tout le contraste d'un pays qui s'ouvre au tourisme, à l'extérieur et qui s'accroche à une monnaie forte mais n'ayant rien à voir avec leur histoire : le seul moyen pour eux de freiner l'inflation croissante il y a 6 ans, et qui a précipité en dessous du seuil de pauvreté des milliers d'équatoriens
Femme tenant son petit stand
.En bons esprits cartésiens que nous sommes, on peut se demander : « Mais comment peuvent-ils clamer leur foi en leur culture tout en ayant une monnaie étrangère comme monnaie officielle ? »
C'est bien un des nombreux contrastes de ce petit pays andin.
Quand les classes aisées boivent des bières aux terrasses du quartier huppé de Mariscal Sucre, les affiches dans les rues réclament la lutte populaire.
Dans le centre de Quito, capitale donc ville regroupant en proportion une population aisée plus élevée que dans le reste du pays, les affiches sont nombreuses prônant le développement du travail des femmes : les groupes de travail de femmes, les associations de travailleuses artisanales et agricoles...Les femmes sont-elles encore totalement dépendantes de leur père et ensuite de leur époux ? A Quito, capitale, l'impression est inverse, beaucoup semblent être actives. Mais dans les villages reculés, qu'en est-il de l'indépendance des femmes, de leur capacité à se sortir seule de la misère ? Ce ne sont que nos 1ères impressions sur l'Equateur, mais on a aussi eu des impressions plus physiques et moins intellectuelles !!
Parce qu'à 2900 mètres d'altitude, la moindre grimpette nous met à bout de souffle, et pourtant, des rues en pente, il n'y a que ça !
Le paradoxe de cette ville en altitude... elle est construite dans une cuvette avec en plus plein de collines au milieu et donc chaque déplacement implique de grimper une rue pour mieux en redescendre une autre ! A savoir que pour bien s'acclimater à l'altitude et au mal des montagnes, nous avons choisi dès le premier jour de soigner le « mal par le mal » !
Hasta la revolucion !
!Et donc rien de mieux que de grimper le clocher de l'église la plus haute pour surplomber toute la vieille ville, enrayer notre vertige et narguer toutes les lois de l´équilibre en passant par des passerelles en bois sur les voûtes, des échelles de fortune et finalement se donner l'illusion d'avoir fait une première vraie étape dans notre voyage !!
PS : pour vous prouver à tous que nous sommes effectivement partis « très légers dans nos sacs »... incroyable mais vrai, notre pari du poids a été relevé haut la main puisque les premières balances que nous avons trouvées ( celles de l'aéroport de Roissy!!) ont affiché 12,7 kgs pour moi et 13,7 kgs pour Charles !
Je crois d'ailleurs que je me fais un peu avoir dans l'histoire donc je vais en douce tenter de refiler du poids à Charles !! Faut pas être plus féministe que nécessaire quand même !!

