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Arrivée à Berlin
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Mardi 9 octobre 2007
En route pour Berlin.
Ce matin le temps est à la grisaille. Néanmoins, j'ai été chanceux d'avoir quatre belles journées de suite, avec un ciel bleu impeccable. Ça me fait moins de peine de passer une journée à bord d'un train quand le temps est couvert comme ça.
Je prends le train de 11h40 qui devrait arriver quelques minutes après 16h00 à Berlin. J'ai ma réservation pour l'hôtel et l'adresse.
13h00, on vient tout juste de passer la ville de Ludwigsburg mais je n'ai pas eu le temps de prendre une photo. C'était une jolie petite ville bâtie dans une petite vallée, des maisons à flanc de montagne. Nous longeons une petite rivière au fond d'une vallée maintenant. Il y avait quelques maisons puis la vallée s'est resserrée. Nous avons passé un vieux pont en pierre qui n'est plus utilisé, tellement que la végétation a pris le dessus. Depuis le début quand nous passons près d'un village on peut y voir les jardins potagers derrière les maisons. Ça me rend jaloux. Ils doivent commencer en mars, et puis ça dure jusqu'en octobre. Il y avait encore des trucs qui y poussaient.
J'ai marché de la gare jusqu'à l'hôtel. On m'a proposé une petite chambre avec un plafond élevé, même dans la salle de bains. Je vais enfin pouvoir prendre une douche debout. Je suis arrivé assez tôt pour pouvoir profiter de la dernière clarté du jour afin d'aller voir un peu cette ville. J'ai marché sur Unter den Linden jusqu'à la Berliner Dom (la cathédrale). Sur le Lustgarten devant la cathédrale d'immenses sculptures de Bottero y étaient exposées. Je me suis rendu jusqu'au Hackescher Markt pour souper. Il était presque 19h00.
Je me suis assis chez Rocco, parce que la terrasse y était accueillante: d'immenses parasols carrés, collés les uns aux autres afin de retenir la chaleur produite par les nombreuses torches au propane. D'ailleurs j'ai dû enlever mon manteau tellement il faisait chaud sous les parasols.
Pour ceux qui n'y sont jamais allés, vous ne manquez rien! Le serveur semblait débordé et pourtant il n'y avait pas tant de monde que ça. J'ai reçu ma bière après cette tablée de huit personnes qui sont arrivés dix minutes après moi. J'ai reçu ma pizza au moins quinze minutes après qu'ils eurent été servis, et en plus c'était pas la bonne pizza. Au moins elle valait le même prix. Et le serveur d'origine italienne qui semblait inquiet que je ne comprenne pas que le service n'était pas inclus dans la facture. Prétextant qu'il lui manquait de monnaie pour mon billet de vingt, il n'est revenu me voir qu'après avoir répondu à d'autres clients. Pensait-il vraiment que son service valait trois euros vingt? Je lui ai laissé tout au plus dix pour cent (environ un euro vingt). J'ai quitté sans dire au-revoir. En rétrospective, j'aurais dû prendre dix minutes de son temps pour lui expliquer comment ça fonctionne au Québec, et qu'il était chanceux d'avoir les quelques pièces sur la table. Bon, next time.
J'étais pas prêt à retourner à l'hôtel, alors je suis entré dans ce pub irlandais que j'avais aperçu en chemin. Très typique, le match de foot sur grand écran, la faune locale, les deux vieux barbus (dont une blanche comme la neige), les accents d'Allemagne, de France, des îles Britanniques. Et l'absence de service. J'étais invisible. Je suis reparti sans ma Guinness. J'ai pris des photos de Berlin la nuit en revenant. J'avais bien fait d'apporter mon chandail car il faisait froid.
Ce fut une journée ordinaire.
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