Arrial d Ajuda

Trip Start Aug 18, 2006
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Trip End Jun 06, 2009


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Monday, September 18, 2006

Je fais un flashback sur Arrial.. car je suis deja a Rio.. la connection internet 56k a l auberge ne m a pas permi de poster mon blog.. et puis j etais trop Bahia.. trop lazy de chez lazy.. ici c est la ville.. faut presser le pas.. tout va plus vite..

alors j en etais reste au moment au j etais tout seul le soir a Arrial je crois..

le lendemain je suis alle faire de la plongee et du snorkling.. reveille mis sur 7 heures du mat.. c etait trop dur car c est la premiere fois que j utilise un reveille depuis debut aout je crois.. c est incroyable c est horrible un reveil.. ca te reveille en sursaut en plein sommeil profond ou en plein reves..

comme prevu apres le depart de Raphael il a plu toute la nuit... le matin de meme... j etais plus trop motive pour ma plongee, mais j y suis quand meme alle, j avais paye d avance..

Arrive au port d Arrial, un vieux beau, Marco, d origine italienne, m attendait avec son coequipier. On est monte dans un petit bateau de peche en bois, transforme pour acceuillir les plongeurs. On a largue les amarres pour le large. J oubliais qu au passage on a pris un bresilien a Porto Seguro, sur l autre rive. Comme il pleuvait toujours une petite pluie fine et qu il y avait du vent a corner les boeufs.. vous imaginez pas, le tanguage en sortant du port.. des creux de 1 metre. Je me voyais comme dans ces reportages de Thalassa, le vendredi soir, quand ils filment des pecheurs qui partent au large a l aube. Ces petits bateaux avec un petit moteur toussotant et qui se penche vers l avant et resurgit au sommet du creux... et se balance d un cote comme de l autre.. au passage on se faisait asperge d embrun.. apres 1 heure on est arrive sur le site.. j etais a deux dois de vomir mon petit dej.. j etais blanc comme un linge..

Une peite theorie et voila qu il part faire la premiere plongee avec le bresilien.. le gars il paniquait... il osait pas plonge, il tremblait.. bon pour finir muito bon il a plonge.. pendant ce temps j ai fait du snorkling.. pas terrible.. trop de remous.. ensuite c est mon tour et je m equipe et plouf en bas.. je commence a devenir un routinier de la plongee.. j ai pas la licence mais c est tout comme.. on est reste 50 minutes sous l eau... c etait pas mal, vu quelques poissons, des coraux, un gros langouste.. on s est explore une petite caverne egalement. Cependant la visibilite n etait pas top. Mais le gars m a dit que meme en cas de beau temps vu les courant c est jamais le Great barrier Reef ou la Thailande.. mais bon cetait pas mal.. j etait content de ma journee..

Le soir je suis alle avec le gars de l auberge, et un italien qui s est installe a Arrial pour bosser au noir.. ainsi que trois autres gens de l hostel pour une soiree cinema a theme chez un ariste du bled.. enfin un bled de parait il 25000 habitants.. je sais toujours pas ou ils se cachent d ailleurs.. l artiste est un chilien qui s est installe a Arrial dans les annees 70. Il fait de la peinture, sculpture, poterie.. et surtout des soirees a themes pour gens cultive du coin. En fait Arrial est a la base est un petit village de pecheur, qui a subit une premiere vague de hippies et d artistes dans les 70 et 80s. Ensuite le gouvernement a investit des millions dans le tourisme a Porto Seguro et Arrial depuis les annees 90. En fait ce que je decrivait comme un village de vacances, un paradis pour touristes et en fait un cauchemar pour ces pauvres expatries de la premiere vague, qui avait leur petite vie tranquille d artistes. J ai vu des photos c est surprenant comme ca a change en dix ans. Mais pour moi ca reste un paradis, j ai pas connu la grande epoque.. trop jeune.. je crois que je suis ne dans la mauvaise generation..

Cela m amene a une reflexion... partout ou je vais en vacances, meme si ca a l air au premier abord un paradis, je trouve toujours des locaux qui me disent, mais c etait mieux avant, ils ont tout defigure, c est plus la meme ambiance.. que ce soit des surfeurs, a Bali, en Australie, a Biarritz.. ou des plongeurs.. ou des voyageurs.. c est toujours le meme refrain.. donc j ose pas imaginer ce que verront mes, vos, enfants petits enfants lorsqu ils partiront faire un tour du monde.. ca fait peur..

revenont a cette soiree Arti comme on les appelait a Zurich.. on a vu un film appele Ciudad Baixa.. c est un peu dans le genre, la cite de Dieu. C etait l histoire de deux mecs un peu paume qui galere a Salvadore de Bahia (dans le quartier ou je m etais perdu...) et d une fille de vingt ans qui monte a la ville pour se faire de l argent facile avec des gringos.. c est assez hard les images.. c est cocaine, sexe, prostitution, violence et misere.. l histoire se complique quand les deux mecs commencent a se battre car ils sont amoureux de la meme fille, une prostituee.. eux qui sont des amis d enfance.. bon je vais pas tout raconter mais c est pas un vraiment un happy end.. par contre cela montre bien ce que j avais resenti sur Salvadore..

c etait sympa d avoir decouvert cette fois non seulement les locaux du bresil d en bas.. qui te vendent toutes sortes de bibelos mais aussi l inteligencia de Arrial.. en fait il y a plein de voyageurs, d artistes de passage qui n en reparte plus.. et comme il y a plein de gens frique qui viennet la bas.. ben ca leur permet de vivre de leur art, de leur artisannat ou d un boulot au noir comme serveur ou dans le tourisme.

Une femme qui tient un resto et un bar sur le chemin de la plage me disait qu elle etait en colere contre tous ces promoteurs parce qu elle etait la premiere la bas et que maintenant elle est entouree de bars qui se font concurrence..

j ai discute aussi avec Fernando celui qui gere l auberge. En fait il est americain, d origine Colombienne... il voyageait et a decide de s arrete a Arrial pour une annee. Pour vivre il a donc repris l auberge en bail. Apparemment ca fonctionne comme ca ici. Des promoteurs locaux possedent les biens et mettent en gerance les hotels et auberge.. et apparemment y a pas de quoi devenir riche.. y a meme des poussada qui fonds faillite... je crois qu il y en avait 10 y a 5-10 ans et que maintenant ils sont 100 voir plus..

La dame qui s occupait du petit dejeune, des chambres etc est une femme divorcee qui une fois sa fille elevee a Porto Alegre dans le sud, a decide de mettre les voiles.. apparemment tout les blancs d Arrial on un peu une histoire de ce genre..

A propos de blanc.. c etait marrant de voir ces touristes tout blanc, fraichement debarque.. on passe tous par la..

sinon vendredi j ai decouvert encore deux choses...

1. qu il y avait une reserve d indien en dehors d Arrial.. en fait c est un territoire indigenne.. ils sont comme partout parque dans une reserve.. et gagne un peu d argent en faisant des shows pour touristes, en vendant de l artisannat ou comme j ai vu un gosse sur le ferry dimanche, en se faisant photographie en costume traditionnelles avec les touristes... c est toujours la meme chose avec les peuples indigennes, c est comme avec les aborigenes..

2. j ai decouvert la MTB, la musique traditionnelle bresilienne.. c est vraiment hype a Arrial, y avait plusieurs concerts dans le village vendredi.. j ai vu sur ecran geant une partie d un concert de Luiz Melodia et aussi des artistes de rues.. c est assez simple, juste une guitare, un tambourin, des maracasses et un chanteur.. du folk a la bresilienne. Luiz Melodia lui est tres jazz, il faut absolument que je trouve des CD de lui.


Voila

A+
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Comments

christel
christel on Sep 18, 2006 at 06:54AM

Cher Tonton Fa-Fa,
Je suis terriblement frustrée, car il est lundi et rien de neuf sur ton blog !!

Je me rends compte que je deviens accro de lire ton roman-fleuve quand j'arrive le matin au bureau !

Papy et mamy suisse sont arrivés en Belgique. Je vais aller leur montrer comment surfer sur la toile.

Bizzz de Romane et Margaux,

Christel

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